Bande dessinée

Nola de Chris Gorak, Pierluigi Cothran, Damian Couceiro et Juan Manuel Tumburus

Nola

Auteurs : Chris Gorak, Pierluigi Cothran, Damian Couceiro et Juan Manuel Tumburus

 

102 p.

Ed. Emmanuel Proust, 2011 (Atmosphères)

résumé La vengeance porte un nom de femme. A la Nouvelle-Orléans, dans la ville dévastée, juste après le passage du cyclone Katrina, une jeune femme se réveille seule, dans un hôpital. Totalement défigurée, elle comprend qu’on l’a laissée pour morte. Nola, elle s’appelle, et sa seule raison de vivre : La vengeance ! Ceux qui l’ont abandonnée vont payer… Désormais sans visage, elle est aussi sans pitié. Et dans une ville où le crime et le chaos règnent, comptez sur elle pour être implacable.

cequejenaipensé Nola ou la vengeance incarnée. Les premières pages dévoilent un personnage masquée tel un super héros. Mais Nola n’en est pas un, elle est guidée par la soif de vengeance, par la colère.

Quelques jours avant le cyclone Katrina, elle est éconduit de manière abjecte par son amant. Un accident de voiture, plus ou moins volontaire, un incendie, délibéré. Il la croit morte. Mais elle arrive aux urgences. Ou elle est de nouveau laissée pour morte, et même déclarée comme telle. Elle se réveille, enrubannée, complètement seule, dans un hôpital vide, inondé et laissé à l’abandon. Elle va réussir à rentrer chez elle pour découvrir ce qu’il s’est passé. Elle assemble les pièces du puzzle et décide de se venger de cet amant indélicat (pour ne pas dite un sombre c***ard), mais pas seulement.

La vengeance est un moteur qu’on retrouve souvent en littérature. Et même si ce n’est pas vraiment original, on se laisse entraîner par ce comics et on suit avec un sentiment étrange de délectation la vengeance de Nola. On comprend et on partage sa ire face à l’injustice – aux injustices – qu’elle a dû affronter.

La narration et les illustrations sombres et chaotiques m’ont énormément plu. Mais, je dois avouer que j’ai plusieurs fois lever les yeux au ciel face aux invraisemblances que les scénaristes ont été obligé – sans doute – d’ignorer par le format court (100p à peine). Par exemple, la jeune femme se réveille après plusieurs jours de coma, avec des brûlures graves sur tout le corps, mais elle arrive sans problème à marcher et à nager dans les eaux froides qui ont inondés la Nouvelle-Orléans ou  encore le fait qu’elle sait se battre tel un soldat surentrainé alors qu’elle semblait être une fille plutôt ordinaire dans sa vie d’avant.

Mais le rythme et la construction du récit font qu’on pardonne ses envolés scénaristiques. On est dans l’énergie et on accompagne la vendetta de la demoiselle. Les dialogues sont rapides, les rebondissement s’accumulent. Sa vengeance se nourrit de ses découvertes.

Côté illustration, j’ai aimé l’unité de couleurs proposée : des ocres, des marrons, des dégradés de noir… On pose l’ambiance glauque, sombre liés à la fois à la catastrophe naturelle et à l’humeur de notre vengeresse.

Un comics sombre où la vengeance est le maître mot.

Les articles sont regroupés chez  Moka cette semaine.

18 réflexions sur “Nola de Chris Gorak, Pierluigi Cothran, Damian Couceiro et Juan Manuel Tumburus

  1. Pingback: Les Esclaves oubliés de Tromelin – Sylvain Savoia – Moka – Au milieu des livres

    • Je me suis peut-être mal exprimée… parce que ce n’est pas du tout une superhéroïne… Elle est dessinée sous des angles qui le laisse suggérer peut-être , mais c’est juste une femme qui souffre et qui veut se venger… c’est plus à mettre du côté du genre polar pour moi 😉

Un petit mot ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s