Roman "jeunes adultes"

Jeux jaloux de Stéphanie Richard

couv68697375Jeux jaloux

Autrice :  Stéphanie Richard

240 p.

Sarbacane, 2021 (Exprim’)

résumé
Un machiavélique labyrinthe amoureux et théâtral, mêlant suspicions, jalousies, secrets, traquenards et faux-semblants…
Dylan, 18 ans, un bac tout frais en poche, s’installe à Paris pour faire une prépa maths.
Une nouvelle vie s’offre à lui dans les beaux quartiers de la capitale. À un cours de théâtre, il rencontre Emma.Coup de foudre immédiat ! Dans le même temps, Dylan se lie d’amitié avec Cecil, un dandy à l’humour caustique.
Et soudain, sans qu’il n’ait rien vu venir, il tombe dans l’œil du cyclone. Un tourbillon de jeux jaloux qui le dépasse et l’écrase. Comment ont-ils pu en arriver là ?

çacommencepar Quand elle a ouvert la porte, les quarante-neuf paires d’yeux se sont tournées vers elle.
– Ah oui, c’est vrai, a enchaîné Gassi aussi sec. Mademoiselle Valmont m’a demandé si elle pouvait passer nous présenter l’atelier théâtre. Je vous en prie, Mademoiselle : ils sont à vous ! Mais soyez concise, nous étions en pleine interprétation géométrique.

cequejenaipensé Dylan vient de décrocher son bac et avec ses capacités, on lui propose de faire une prépa maths. Il y voit l’occasion de s’éloigner du cocon familial qui l’étouffe un peu, d’entrer dans la vie adulte. Il s’installe dans un petit studio et commence son année. Et cette année sera loin d’être celle qu’il avait imaginé. Déjà parce qu’il va s’inscrire à un cours de théâtre… où il va rencontrer Emma! Un coup de foudre immédiat. La jeune fille est pétillante, énergique. Et de suite se crée une belle complicité entre eux. Par son intermédiaire, il fera la connaissance de Cecil, un lycéen féru de théâtre, au look atypique, à l’humour acide. Un garçon à part, malade, solitaire. Mais son charisme et sa personnalité séduit Dylan. Le trio trouve un certain équilibre grâce à leur passion commune. Mais un équilibre précaire. Très vite les choses tournent mal. Et Dylan se retrouve coincé entre son histoire d’amour et son amitié avec Cecil.

– Tu t’appelles Dylan à cause des séries télé ?
J’ai répliqué par un sourire oblique.
– Non, à cause de Bob Dylan.
– Ah, je préfère, elle a répondu.

Se tisse alors sous nos yeux une toile toxique, de jalousie, de faux semblants. Qui dit la vérité ? A qui Dylan peut se confier? On le sent pris en étau, incertain quant à l’attitude à adopter. C’est un jeune homme généreux, qui a envie de bien faire mais tout ça le dépasse, l’écrase, le détruit à petit feu.

Et si je ne répondais plus à personne, jamais ? Et si je décidais, là, maintenant, tout de suite, de mettre ma tête sous l’oreiller et d’attendre qu’un miracle se produise ?

L’écriture de Stéphanie Richard est vivante, moderne. On se retrouve sans problème plonger au cœur de ce triangle de personnages. Le langage est vif, les dialogues succulents… On sent petit à petit le malaise s’immiscer dans le ton qui semblait léger au départ. La pression, l’inquiétude s’immisce en nous. On voit le piège se refermer sur Dylan et le lecteur est un peu comme lui, il ne sait sur quel pied danser.

Incertitude, harcèlement, mensonges, amitié, amour, menaces… La légèreté de ton du début est vite oubliée. Le roman s’assombrit tout comme les relations et les interactions entre les personnages. J’ai vraiment aimé le tourbillon d’émotions dans lequel nous entraîne l’autrice. Le personnage de Dylan est attachant mais il peut être frustrant dans certaines de ses actions ou inactions. On comprend qu’il essaie de bien faire mais on aimerait parfois lui donner un coup de main ou du moins le conseiller. Les personnages d’Emma et de Cecil sont également très intéressant car volontairement énigmatiques. On ne sait vers quoi elle nous mène. On sent un certain dénouement et pourtant elle parvient à garder dans sa manche encore une surprise.

J’avais déjà apprécié la plume riche et imaginative de Stéphanie Richard dans ses deux romans sortis dans la collection Pépix (Popy la tornade et Popy sauve le monde) et j’ai été ravie de la retrouver dans un univers et une ambiance très différente, plus sombre, plus mature.
Un roman qui m’a séduite par sa magnifique couverture réalisée par la graphiste de l’équipe Sarbacane, Claudine Devey : une couverture qu’elle a imaginé et brodé à la main ! J’adore !!! Regardez ça !

Un petit mot ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s