Feel good books/Roman

La Datcha d’Agnès Martin-Lugand

couv53160862La Datcha

Autrice : Agnès Martin-Lugand
344 p.
Michel Lafon, 2021

résumé  » L’homme venait de me déposer dans un décor de rêve, dont je n’aurais même pas soupçonné l’existence. L’hôtel en lui-même était imposant, majestueux ; les pierres, les grands volets, les immenses platanes tout autour de la cour, la fontaine couverte de mousse qui lui conférait un aspect féerique. Je ne tiendrais pas deux jours, je n’étais pas à ma place. Devais-je fuir immédiatement, retrouver ma vie d’errance dont je connaissais les codes, où je savais comment survivre, ou bien rester et tenter ma chance dans ce monde inconnu, étranger, mais qui exerçait sur moi une attraction aussi soudaine qu’incontrôlable ? « 

çacommencepar J’étais exténuée et frigorifiée. Encore une nuit dehors. Je ne les comptais pourtant plus depuis trois ans. A quoi m’attendais-je aussi?

 

cequejenaipensé Comme chaque année, j’attends avec impatience la sortie du roman d’Agnès Martin-Lugand. Et une fois en ma possession, je ne le commence plus directement. J’attends, je patiente pour que le temps d’attente avec le prochain soit le plus court possible. Car je sais que dès la dernière page tournée, je ressens un manque de ses personnages, de son univers, de sa plume.

Je me suis cette fois décidée à le commencer cette semaine car je vais rencontrer l’autrice dans quelques heures du salon du livre Lire en poche à Gradignan pour la seconde fois (la première était dans ce même salon en 2019 et cette rencontre m’a marquée).

J’ai donc poussé la porte de La Datcha.

Un hôtel situé au cœur des champs de lavande en Provence, pas très loin du mont Ventoux, tenu par un couple charismatique qui est à l’origine de la gloire de cet hôtel : Jo et Macha.

Avec Matcha et Jo, j’avais découvert l’amour. L’amour qui fait du bien, qui soigne, qui répare, qui fait grandir.

Vingt ans plus tôt, Jo a recruté une jeune fille. Fatiguée, frigorifiée, elle vit dans la rue. Jo lui a ouvert sa porte, son cœur. La jeune fille ne sait pas encore à quel point cette rencontre va changer sa vie.

Vingt ans plus tard. La jeune fille, Hermine, a bien grandi. Elle gère désormais beaucoup de chose à la Datcha. Elle a deux enfants qui sont tout pour elle. Mais le jour où on la retrouve est un jour difficile. L’un de ses mentors, un de ses parents adoptifs (même si le mot n’est pas dit, l’amour est bien là) vient de partir. Une déchirure. Une douleur indéfinissable. Un lendemain de nouveau incertain. Un abandon.

À La Datcha, on ne portait pas de noir. À La Datcha, on portait du blanc, du jaune paille, du rose, du vert, du bleu. À La Datcha, on portait les couleurs de la joie. J’aurais voulu être courageuse, m’afficher avec une robe en lin colorée. Mais le chagrin m’empêchait de faire un coup d’éclat. Me le pardonnerait-il ? Se moquerait-il de moi ? Comprendrait-il ma colère ?

On va découvrir une Hermine solide dans tout ce qui concerne son métier. Elle le maîtrise, s’y épanouit. La jeune fille fragile est devenue une femme forte, solide. Du moins en apparence. Les cicatrices du passé sont encore à vif, se réveille face à la perte d’un être cher. La femme solide se révèle fragile quand il s’agit de sa famille de cœur. Et c’est bien compréhensible.

Fais-moi plaisir, fais-nous plaisir, si Vassily vient un jour te chercher pour danser, va, Goloubka, va et danse avec lui. Nous serons les plus heureux. Jo et moi. Sois patiente avec lui…
Je t’aime, Goloubka.
Macha.

Quand un fantôme du passé refait surface. L’équilibre qu’elle tente de reconstruire tant bien que mal vole de nouveau en éclat. Que prépare-t-il ? Est-il toujours le même ? peut-on avoir confiance en lui ?
Quel avenir pour la Datcha ? pour l’équipe ? pour Hermine ?

Souvent les livres d’Agnès Martin-Lugand remue des choses en moi. Celui-ci ne fait pas exception. Et je crois même que c’est celui qui m’a fait le plus pleurer. Hermine m’a émue, touchée par sa fragilité, le combat qu’elle mène contre son passé, pour l’oublier et aller de l’avant. Elle m’a touchée par ce qu’elle ressent pour Jo et Macha, deux personnes exceptionnelles.

L’autrice parle de la perte, du deuil, de la reconstruction, d’un avenir meilleur que tout le monde devrait pouvoir construire. Ses personnages sont réalistes, humains et on ne peut que ressentir l’empathie qui se dégage entre ces pages.

La Datcha est un roman chaleureux, riche d’espoir, d’amour.
La Datcha est un lieu où on aimerait aller passer quelques jours pour son ambiance accueillante, chaleureuse, familiale.
On quitte la Datcha le cœur serré, les étoiles pleins les yeux, et les émotions à fleur de peau.

2 réflexions sur “La Datcha d’Agnès Martin-Lugand

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