Titre original : Il suggeritore
Auteur : Donato Carrisi
trad. de l’italien par Anaïs Bokobza
437 p.
Résumé :
Cinq petites filles ont disparu.
Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière.
Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.
Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs.
Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure…
Je me permets de vous écrire pour vous signaler le cas étrange d’un détenu. »
Ce que j’en ai pensé
Le Chuchoteur est un roman prenant, un thriller angoissant, qui fait froid dans le dos. Surtout quand on sait qu’il est inspiré de faits réels…
Dès les premières pages, je me suis retrouvée happée par l’intrigue, envoûtée par l’ambiance. On commence par un courrier administratif d’un directeur de prison à l’attention du procureur général à propos d’un détenu au comportement pour le moins unique et étrange.
Puis on enchaîne avec l’enquête en elle-même. Plusieurs jeunes filles ont disparu. Et on vient de retrouver leur bras gauche. Une équipe se met en place à laquelle va se joindre une enquêtrice spécialistes des affaires d’enlèvement. Les forces de l’ordre veulent tout mettre en oeuvre pour retrouver les corps afin de trouver ce tueur en série. D’autant plus qu’il lui resterait une dernière petite victime encore en vie. Chaque instant compte. L’équipe est sous tension.
Et la situation se complique encore plus quand les corps sont retrouvés. En effet, à chaque fois, ils vont découvrir que les corps désignent des personnes ayant commis d’autres crimes. Mais pourquoi utiliser le meurtre de fillettes pour mettre à jour ces criminels? Quel est le but de ce tueur étrange? Qui est-il? Comment fait-il?
Plus on avance dans le texte, plus l’horreur s’installe. Donato Carrisi, dont c’est le premier roman, a un talent indéniable en ce qui concerne la montée en puissance de l’angoisse. Il sait dépeindre à merveille la noirceur de l’âme humaine. Volontairement, il ne situe pas son action ni dans le temps ni dans l’espace afin que chaque lecteur s’approprie le texte et le vive à sa façon. Ancien criminologue et juriste, il a côtoyé assassins et victimes. Il sait de quoi il parle et cela se ressent dans la façon de parler des traumatismes et de la psychologie des tueurs.
Ce que j’ai particulièrement apprécié dans cette histoire ce sont les nombres retournements de situation. On comprend assez vite que le lecteur (et les personnages) ne doivent pas se fier à leurs certitudes, qu’à tout moment quelque chose va venir les bouleverser. J’ai aimé être dans cette perpétuelle incertitude qui est aussi un bon moyen de faire monter l’horreur crescendo.
En bref…

Il me tente depuis longtemps ! 🙂
Tu sais ce qu’il te reste à faire alors! 😛
Il était chouette si on peut parler d’un thriller de cette façon, pour un premier roman c’est vraiment bien. Les cinglés qu’il y a dehors quand même…
Oui ça fait froid dans le dos!!
Je n’entends que de bons avis sur ce livre, que ta chronique me donne encore plus envie de découvrir…
hihi! Alors j’espère que tu auras l’occasion de le lire bientôt 😉
J’ai adoré ce roman ! C’est un auteur qui me plait beaucoup
Il va falloir que j’en teste d’autres de lui!
Un excellent roman, les autres de Carrisi sont très bons également !
Il me tarde d’en lire d’autres!
J’ai beaucoup aimé la construction de l’intrigue et les retournements de situations réguliers aussi.
Pingback: La Maison aux lumières de Donato Caarrisi | Les Lectures d'Azilis