L’Institutrice
(tomes 1 et 2)
Auteur : Yves Lavandier
Illustratrice : Carole Maurel
96 p. et 103 p.
Éditions Albin Michel, 2022
BRETAGNE, JUIN 1944.Malgré le Débarquement en Normandie, l’occupant et les miliciens locaux traquent encore et toujours juifs et résistants. Marie-Noëlle veut protéger ses élèves… tous ses élèves !
Un récit au grand cœur, véritable hommage au corps enseignant, qui démontre que les forces et les faiblesses de chacun ne résident pas toujours là où on les attend.
Un petit village breton en juin 1944. Au cœur de la Seconde Guerre Mondiale. Le débarquement à commencer sur les côtes normandes mais la tension reste vive dans les terres.Marie-Noëlle est l’institutrice et elle prend très à cœur son rôle auprès des enfants tout en se tenant au courant de ce qu’il se passe sur le front.
Un jour, une milice bretonne à la solde des nazis débarque à l’école pour embarquer un de ses jeunes élèves, Jacques. Elle embarque une partie de ses élèves (en renvoyant ceux qui le peuvent chez eux) dans une fuite au cœur de la forêt.
Un jour, une milice bretonne à la solde des nazis débarque à l’école pour embarquer un de ses jeunes élèves, Jacques. Elle embarque une partie de ses élèves (en renvoyant ceux qui le peuvent chez eux) dans une fuite au cœur de la forêt.
L’institutrice va prendre beaucoup de risques pour sauver Jacques tout en essayant de protéger les autres élèves. Mais pas facile facile ! Les enfants ont des âges différents et les petits sont très vite impressionnés par l’ambiance et cette sortie inhabituelle. Un des grands, Guénolé, n’est pas du tout content de suivre le mouvement. Il reproduit ce qu’il entend depuis des années et la haine ambiante contre les juifs. Pourquoi fuir, pourquoi se sacrifier pour un juif ?
Marie-Noëlle déteste ce type de comportement et le lui fait savoir… il est en âge de comprendre.
Marie-Noëlle déteste ce type de comportement et le lui fait savoir… il est en âge de comprendre.
Au fils des deux tomes, on suit cette fuite au rythme des enfants. L’institutrice qui réagit dans cette fuite mais qui finit par se laisser déborder par ses émotions même si elle ne le montre pas aux enfants. Ils ont tous peur et chacun le vit différemment… y compris Guénolé.
Une duologie passionnante à lire. Il y a des passages plus légers que d’autres grâce à la présence des enfants, mais on ressent bien l’oppression de cette traque. J’ai aimé la façon dont l’institutrice s’implique auprès de ses élève. Même dans l’adversité, elle reste fidèle à elle-même et à ses morales qu’elle leur enseigne depuis des années, notamment : « Ne fais pas à autrui ce que que tu ne voudrais pas qu’on te fît. »
Concernant les illustrations, je suis toujours aussi fan du travail de Carole Maurel (En attendant Bojangles, Eden, Jeannot…) : des dessins ronds, des personnages aux traits expressifs et ici des couleurs « jaunis » pour l’ambiance historiques.



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