Roman "jeunes adultes"

Pas la fin du monde de Rachel Corenblit

couv45750237Pas la fin du monde

Autrice : Rachel Corenblit
249 p.
Bayard, 2022


résumé
Toulouse, 21 septembre 2001.
Léon a 17 ans, un chagrin d’amour et une famille disloquée depuis le divorce de ses parents.
Sa sœur Frida, 22 ans, est en colère. Contre tout le monde, tout le temps.
Dans leur ville touchée par l’une des plus grandes catastrophes industrielles du XXIe siècle, tous deux tentent de réparer les liens. De reconstruire leur monde sous un jour nouveau

cequejenaipensé Toulouse. 21 septembre 2001. Une date qui est gravée dans les mémoires. L’usine AZF qui explose. Une ville traumatisée.

Léon est dans une rue toulousaine quand soudain le sol tremble. Suivi de très pas par le bruit assourdissant d’une explosion et un souffle qui le colle au sol. Sonné, assourdi, de la poussière, des morceaux de pierre, de verre tombent sur lui. Des rats s’échappent apeurés. Que s’est-il passé ? 
Autour de lui, le silence puis les gens qui fuient, qui errent, qui s’interrogent.

Plus loin, il y a Frida. Enseignante, son école est en ruine. Elle retrouve d’abord son amie Emilie blessée. Dans la cour, les élèves étrangement silencieux. 

Léon et Frida sont frère et sœur. Au fil des chapitres, on va les recroiser, croiser leur grand-mère, leur mère, leur beau-père, des amis… 
On assiste à la tragédie. A la peur. Au premier réflexe de survie et de mise en sécurité. A la réalité. Et mêlée à cette histoire, leur histoire familiale. Une famille blessée, dysfonctionnelle que le drame va rassembler à sa façon.

Dans ce roman se déroulant sur une seule journée, nous avons un condensé d’émotions. Si dans la première partie du récit, la catastrophe est en premier plan donnant une ambiance oppressante et éprouvante (qui m’a rappelée de mauvais souvenir car des membres de ma famille étaient dans les proches environs du lieu de l’explosion), elle passe ensuite au second plan. Devenant un prétexte à la mise en avant des relations familiales complexes. Avec dans l’idée qu’il est dommage d’attendre le pire pour se dire des choses, pour prendre conscience de certaines choses. 

en bref Un roman réussi autour de la catastrophe industrielle d’AZF à Toulouse le 21 septembre 2001 : l’autrice arrive à retranscrire avec réalisme des émotions vécues par les victimes.
 
 

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