Bande dessinée

Les Carnets de Cerise – 5. Des premières neiges aux Perséides de Joris Chamblain et Aurélie Neyret


Les Carnets de Cerise – 5. Des premières neiges aux Perséides

Auteur : Joris Chamblain
Illustratrice : Aurélie Neyret
76 p.
Éditions Soleil, 2017  (Métamorphoses)

résumé Cerise, onze ans, vit seule avec sa mère et rêve de devenir romancière. Elle a déjà commencé à écrire ses carnets ! Son sujet favori : les gens, et surtout les adultes. Elle les observe pour tenter de deviner leurs secrets les plus enfouis Au fil de ses enquêtes, elle a compris à quel point son passé lui manquait et faisait tout pour ressurgir. À travers une correspondance avec sa mère, Cerise va replonger dans ses souvenirs, dans son enfance des premières rencontres aux premiers mensonges… Ce voyage lui dévoilera le secret de ses carnets et on comprendra enfin pourquoi elle déteste tant que les adultes dissimulent quelque chose…

cequejenaipensé On retrouve avec une émotion palpable Cerise, notre jeune héroïne à l’imagination fertile et au regard si perspicace sur le monde adulte. Après avoir éclairci les mystères qui entouraient son entourage, c’est une enquête bien plus intime et douloureuse qui se dévoile dans Des premières neiges aux Perséides. Ce cinquième tome, à la fois attendu et redouté par les lecteurs fidèles, marque un tournant poignant dans le parcours de Cerise.
L’insouciance des précédentes aventures laisse place à une introspection profonde. Le deuil, l’absence d’un père aimé trop tôt disparu, pèsent lourdement sur les épaules de Cerise. Un sentiment diffus d’oubli l’assaille, ravivant une colère sourde, longtemps contenue derrière un mur de silence érigé entre elle et sa maman. Comment mettre des mots sur une douleur si vive ? Comment briser la carapace des non-dits qui les éloigne ?
Le résumé nous le dévoile : c’est à travers une correspondance touchante avec sa mère que Cerise va entreprendre un voyage au cœur de ses souvenirs. De ses premières découvertes enfantines aux premiers mensonges innocents, chaque lettre est une clé qui ouvre les portes du passé. Ce faisant, elle ne cherche pas seulement à raviver des images estompées, mais aussi à déchiffrer le secret tapi au plus profond de ses carnets, cette obsession des mystères adultes qui trouve enfin son explication.
Et quel voyage ! On retrouve la sensibilité des dessins, la délicatesse des couleurs qui savent si bien traduire les émotions de Cerise. Les mots, justes et poétiques, nous plongent au cœur de ses tourments, de ses joies fragiles, de ses espoirs naissants. L’avis que tu partages résonne avec force : impossible de rester insensible face à la vulnérabilité de cette jeune fille qui se met à nu. Les larmes, de tristesse puis de joie, témoignent de la puissance émotionnelle de ce récit.
Ce tome est une ode au pardon, à la nécessité de se pardonner soi-même pour pouvoir avancer. Cerise et sa mère, chacune à leur manière, doivent apprendre à accepter le passé pour enfin se retrouver. Le chemin est semé d’embûches, de souvenirs douloureux, mais la tendresse et l’amour finissent par triompher.
La plume des auteurs réussit une fois de plus à nous captiver, nous faisant tourner les pages avec avidité. On est pris par cette quête de vérité intérieure, par la manière dont Cerise affronte ses démons.

Ce tome nous propose un joli final à ce cycle. Un fin douce, apaisée qui s’ouvre sur un nouveau départ.

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