Comment retrouver de l’air quand le quotidien et son rythme infernal nous étouffe ? Edouard Cortès a choisi, pour se libérer du « monde d’en bas », d’aller vers celui « du haut » : au bord du gouffre, il va quitter femme et enfants pendant plusieurs mois pour vivre dans une cabane de sa propre construction, nichée dans un arbre en pleine forêt. Loin des réseaux sociaux et du tumulte de la société, il trouve une échappatoire dans le silence et la contemplation solitaire, et redécouvre des sensations essentielles au bien-être de chacun.
Dans un monde où le rythme effréné du quotidien nous submerge, il est parfois nécessaire de tout quitter pour se retrouver. C’est le chemin audacieux qu’a choisi Édouard Cortès, dont l’expérience est magnifiquement retranscrite dans la bande dessinée Par la force des arbres. Un véritable bol d’air frais, tant pour son protagoniste que pour le lecteur.L’intrigue nous plonge aux côtés d’Édouard, un homme étouffé par le « monde d’en bas ». Au bord du gouffre, il prend une décision radicale et courageuse : s’éloigner de sa famille et le confort moderne pendant plusieurs mois pour s’installer dans une cabane perchée au cœur de la forêt, une construction de ses propres mains nichée dans un majestueux chêne. Loin des sirènes des réseaux sociaux et du brouhaha incessant de la société, il y cherche une échappatoire, un refuge propice au silence et à la contemplation solitaire. Une quête essentielle pour redécouvrir des sensations enfouies et retrouver l’envie d’avancer.
Ce qui captive dès les premières pages, c’est la manière dont cette aventure est racontée. Le lecteur est invité à un double voyage : un voyage humain et introspectif pour Édouard, mais aussi un voyage végétal et sensoriel. Au fil des planches, nous vivons les pensées et les observations du héros, confronté à une vie dépouillée d’eau courante et d’électricité, parfois bousculée par les éléments. Une existence qui, avouons-le, nous ferait pour la plupart rendre les armes rapidement, soulignant ainsi la résilience et la détermination du personnage.
Par la force des arbres ne se contente pas d’être un récit initiatique. La bande dessinée se distingue par ses planches didactiques consacrées aux différentes espèces animales et végétales que croise Édouard. Un aspect particulièrement appréciable, qui permet au lecteur d’apprendre sur la nature en même temps que le héros apprend sur lui-même. C’est une véritable ode à la biodiversité et une invitation à la reconnexion avec notre environnement. Et c’est sans doute lla part que j’ai préféré dans cette bande dessinée naturaliste.
Les dessins jouent un rôle primordial dans l’immersion. Ils nous permettent de vivre chaque instant, chaque observation, allant jusqu’à nous faire percevoir les bruits de la forêt à travers les mots et les illustrations. La détresse d’Édouard, particulièrement perceptible pour quelqu’un issu du monde agricole, met en lumière le fardeau sous lequel croulent trop souvent les agriculteurs, une dimension qui apporte une profondeur inattendue au récit.
En somme, Par la force des arbres est bien plus qu’une simple bande dessinée d’évasion. C’est une leçon de vie qui nous pousse à la réflexion, nous invitant à reconsidérer nos priorités, à vivre à un autre rythme et à apprécier la beauté simple de la nature.

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