Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un roman que je viens tout juste de relire (ma première lecture date de 2014) : Cheval Océan de Stéphane Servant. C’est le genre de livre qui vous attrape dès les premières lignes et ne vous lâche plus, même après avoir tourné la dernière page. Si vous aimez les histoires intenses, poétiques et d’une force émotionnelle rare, alors ce court roman est pour vous.
L’histoire d’Angela est une vague qui vous emporte. Angela, une lycéenne pleine de rêves. Son horizon, c’est cette mer indomptable du Portugal, celle dont sa grand-mère lui a tant parlé, celle qui galope comme un cheval sauvage. Un voyage qu’elle imaginait partager avec Benjamin, un été… Mais la vie, parfois, est une déferlante inattendue. Avant que tout ne bascule, avant la douleur, la honte, l’amitié brisée, et cette petite vie qui grandit en elle. Angela se retrouve seule sur le chemin de cet océan, un cri au fond de la gorge.
Ce que j’ai adoré dans Cheval Océan, c’est la manière dont Stéphane Servant aborde des thèmes difficiles avec une délicatesse et une poésie incroyables. Le roman ne nomme pas l’innommable, il le suggère, le fait ressentir avec une puissance rare. On est témoin de l’onde de choc d’un événement traumatisant, et de la résilience d’une jeune femme qui cherche à se reconstruire.
Chaque phrase est un coup de cœur, chaque mot résonne. J’ai été à nouveau bluffée par la richesse émotionnelle de ce court roman. On passe par l’espoir, l’amour, mais aussi une colère sourde, un dégoût palpable et une profonde injustice. L’auteur a le talent de nous faire ressentir tout cela sans jamais être explicite, laissant une part à notre propre interprétation et à notre ressenti. C’est d’une force bouleversante.
La narratrice s’adresse à un « tu », comme un confident silencieux, et cela crée une intimité avec Angela. Ses souvenirs, ses doutes, sa rage,..
Comme la première fois, je n’ai pas pu m’empêcher de le lire à voix haute (en même temps la collection d’Actes Sud est prévu pour!), comme si les mots devaient sortir de moi pour exister pleinement. C’est une histoire courte, certes, mais dont l’impact est bien présent.



Pingback: C’est lundi que lisez-vous ? #709# | Les Lectures d'Azilis
Pingback: Bilan Juillet 2025 | Les Lectures d'Azilis