Les Sept Sœurs
7. La Sœur disparue
titre original :The Missing Sister
Autrice : Lucinda Riley
trad. de l’Irlandais par Typhaine Ducellier et Elisabeth Luc
lu par Marie Bouvier et Sophie Lephay
719 p.
Charleston, 2021
22h06
Audiolib, 2025
L’adresse d’un vignoble en Nouvelle-Zélande et le dessin d’une étrange bague sertie d’une émeraude en forme d’étoile, ce sont les seuls éléments dont disposent les sœurs d’Aplièse pour partir à la recherche de leur septième sœur, celle grâce à laquelle elles seront enfin au complet et pourront rendre hommage à Pa Salt, à l’endroit où son bateau a disparu. Une quête qui les conduira aux quatre coins du monde, de Nouvelle-Zélande en Irlande, en passant par le Canada et la France, sur les traces d’une mystérieuse Mary McDougal, la propriétaire de cette étrange bague, qui seule connaîtrait l’identité de leur sœur disparue…
Et voilà… le moment que je redoutais un peu est arrivé. Ce septième tome de la saga Les Sept Sœurs marque quasiment la fin de mon voyage aux côtés de cette famille hors du commun imaginée par Lucinda Riley. Et quelle escale ! Cette fois, j’ai embarqué pour un double voyage : entre la Nouvelle-Zélande et l’Irlande, en pleine guerre d’indépendance et au cœur des combats de l’IRA.On en apprend enfin un peu plus sur la fameuse sœur disparue, celle que Pa Salt n’a jamais retrouvée… ou qu’il n’a peut-être jamais voulu retrouver ? Une fois encore, l’autrice sème des indices, tisse des mystères, et j’avoue : j’ai ma petite théorie sur les intentions de cet homme fascinant. Mais je me garde bien de tirer des conclusions trop attives — je sens déjà que Lucinda Riley saura encore me surprendre dans l’ultime tome, Atlas, que je m’apprête à commencer avec impatience !
J’ai poursuivi ma découverte de la saga en format audio, et cette fois, c’est Marie Bouvier et Sophie Lephay qui m’ont accompagnée. Et quelle rencontre ! J’ai eu la chance de croiser Marie Bouvier il y a quelques mois, lors de la sortie de ce tome chez Audiolib. Un moment lumineux, passionnant, drôle, et profondément humain. Marie déborde d’énergie et de sensibilité, et depuis cette rencontre, je ne peux plus écouter sa voix sans l’imaginer vivre pleinement les personnages.
Pour la première fois, lors de mon audiolecture, j’ai vraiment « vu » l’actrice derrière la narration : ses expressions, ses gestes, ses émotions. J’ai eu l’impression d’assister à une pièce de théâtre intime, jouée juste pour moi. Une expérience totalement nouvelle, presque sensorielle, qui a transformé ma façon d’écouter une histoire.
Les sœurs d’Aplièse reçoivent deux indices : l’adresse d’un vignoble en Nouvelle-Zélande et le dessin d’une bague sertie d’une émeraude en forme d’étoile. Ces mystérieux éléments pourraient enfin les mener jusqu’à leur septième sœur. Leur quête les conduira aux quatre coins du monde, de la Suisse à la Nouvelle-Zélande, en passant par le Canada, la France, et l’Irlande… sur les traces d’une certaine Mary McDougal, peut-être la seule à connaître la vérité.
J’ai adoré retrouver les six sœurs réunies pour la première fois. Elles se rapprochent, partagent leurs émotions, leurs doutes, et préparent l’hommage à leur père. On les voit interagir, solidaires, et on retrouve avec plaisir ce lien sororal tissé au fil des tomes. Chacune, avec sa personnalité et son histoire, apporte une pièce au grand puzzle familial — et la situation géographique de chacune va d’ailleurs jouer un rôle clé dans cette nouvelle intrigue.
Comme toujours chez Lucinda Riley, le récit historique se mêle à la fiction familiale avec élégance. Ici, on découvre un pan de l’histoire irlandaise que je connaissais mal : la guerre d’indépendance, la montée de l’IRA, les divisions, les croyances, les sacrifices. À travers Mary, Mary Kate, et Jack, on traverse plusieurs générations, plusieurs époques, et on comprend comment les choix d’hier résonnent encore aujourd’hui.
J’ai été touchée par ces femmes courageuses, par leur loyauté, leurs secrets, leurs blessures. Et comme souvent avec cette saga, chaque histoire du passé éclaire le présent des sœurs d’Aplièse. C’est ce que j’aime le plus : cette manière qu’a Lucinda Riley de relier les âmes, les lieux et les époques.
Ce septième volet était sans doute l’un des plus attendus, et je n’ai pas été déçue une seconde. Les nombreuses heures d’écoute, dans mon cas, ont filé à toute vitesse (bien trop vite à mon goût… j’ai hâte de savoir mais pas de quitter cette famille…).
L’alternance entre les points de vue, les époques et les lieux rend l’écoute captivante. On passe du rire à la nostalgie, de la tendresse au mystère, sans jamais s’ennuyer. J’ai aimé être surprise par certaines révélations, m’interroger sur Pa Salt, et ressentir cette émotion douce-amère de fin de voyage… tout en sachant qu’il reste encore un chapitre à découvrir : celui de Pa Salt lui-même, dans Atlas.
Je referme ce tome avec le cœur serré, impatiente de découvrir la vérité sur Pa Salt, et reconnaissante envers Lucinda Riley pour cette épopée littéraire qui m’a tant fait voyager — dans le monde comme dans les émotions.
Une quête émouvante, des retrouvailles bouleversantes, un voyage entre les terres sauvages de Nouvelle-Zélande et l’Irlande insurgée. Lucinda Riley nous offre un avant-dernier tome riche en émotions, en mystères et en humanité.

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