Jusqu’au plus profond des astres
Auteur : AJ Twice
Lu par Flore Audebeau et Alexandre Cardin
759p.
Editions Gulf Stream, 2025
23h07min
Editions VOolume, 2025
Un jeune et brillant astronomiste s’associe à une mystérieuse journaliste pour lever le voile sur la disparition de son amour perdu. Un texte à l’atmosphère saisissante qui interroge sur la perte, la mémoire et la quête de soi.Linus Heartgreeves, Astronomiste à l’esprit constellé d’angoisses, est plongé dans un deuil insondable depuis que sa fiancée, Lucia Destrellas, Arkéologiste à l’Académie de Scientasy de Lockford, a disparu lors d’une expédition. Cloîtré dans son manoir, il cherche désespérément, dans les étoiles, un moyen de la retrouver.
Sa solitude est troublée par l’arrivée de l’impertinente Diana McBròwn, Exploraliste en quête de rédemption chargée d’écrire à son sujet. Très vite, celle-ci est happée par les mystères qui hantent les lieux : lettres tardives, apparitions fantomatiques… Elle est bientôt rejointe par Santino Rossini, ami précieux du couple d’académiciens qui s’était éloigné, et qui revient dès lors graviter autour de Linus.
Ces trois astres réunis vont tenter de préserver les fragments d’une vie brisée, où se mêlent amour, élitisme intellectuel et résistance féminine. Mais, dans un ciel où veillent les Déesses de la Création et de la Dissolution, le temps est compté, car une ombre rôde, menaçant d’engloutir tout ce qu’il reste de lumière…
Retrouver Alric et Jennifer Twice dans Jusqu’au plus profond des Astres, après mon immense coup de cœur pour La Passeuse de mots, c’était comme ouvrir une porte vers un territoire familier — mais cette fois baigné d’ombres, d’étoiles et de secrets académiques. Le duo déploie ici une scientasy élégante, enveloppée de dark academia aux parfums de bibliothèques anciennes et de nuits constellées.Dans cette atmosphère crépusculaire, nous suivons Linus Heartgreeves, astronomiste brisé par la disparition de sa fiancée, Lucia Destrellas. Cloîtré dans son manoir, il tente de décoder son absence dans les étoiles. L’intrusion de Diana McBròwn, journaliste (ou exploraliste dans cet univers littéraire) impertinente et fulgurante, fait éclater son isolement. Bientôt rejoint par Santino Rossini, leur trio devient un système d’astres en dérive, hanté par l’Académie de Scientasy et ses silences coupables.
Ce roman est un bijou d’atmosphère. La mythologie s’entrelace à la science, le deuil à la création, la lumière à l’ombre. Le duo Twice excellent dans cette narration multiple, virtuose, qui fait vibrer chaque page.
Les personnages restent, eux, gravés dans la mémoire.
Linus touche au cœur par sa vulnérabilité nue. Diana électrise chaque scène. Santino cache bien des blessures sous ses faux airs désinvoltes. Quant à Lucia, elle rayonne dans chaque fragment, chaque souvenir, telle une étoile disparue dont la lumière continue de nous atteindre.
En audio, la prestation de Flore Audebeau et Alexandre Cardin sublime encore l’expérience : ils font battre ce monde, donnent une intensité émotionnelle incroyable à chaque souffle, chaque peur, chaque révélation.
Jusqu’au plus profond des Astres est un roman qui emporte, qui serre la gorge, qui chuchote longtemps après.
Intelligent, poétique, incandescent.