Un nouveau mystère est venu taper à la porte de Pierre Bayard et Édith !
Une lettre surgie du passé les lance sur la piste du meurtrier d’un jeune soldat de la Première Guerre mondiale. Mais les seuls indices laissés par le jeune homme s’appuient sur un livre mystérieux dont notre détextive et sa stupéfiante associée eux-mêmes n’ont jamais entendu parler.
Qu’à cela ne tienne ! Voilà Bayard, Édith, Bas-de-Casse et Minuit-Pile partis en quête de réponses : qui a tué Fromentin du Blutoir ? Et quel est le fameux roman inconnu qui pourrait permettre de démasquer le coupable ?
Direction Londres et une bien inquiétante maison pour tenter d’élucider cette nouvelle énigme…
Quel bonheur de retrouver Pierre Bayard, LE détextive privé, pour une deuxième enquête littéraire aussi brillante qu’envoûtante ! Après un premier tome jubilatoire autour du Petit Prince, Clémentine Beauvais nous entraîne cette fois sur les traces de Peter Pan, dans une aventure plus sombre, plus troublante, mais toujours aussi follement intelligente. Et je le dis sans détour : je suis toujours aussi fan de l’autrice et de son univers, qui réussit l’exploit d’être à la fois ludique, érudit et profondément émouvant.
Tout commence par une lettre surgie du passé et un meurtre datant de la Première Guerre mondiale, resté irrésolu. Les indices laissés par la victime mènent Bayard et son équipe vers un roman mystérieux, presque oublié de tous : Peter Pan. Direction Londres, ses brumes, et une maison inquiétante qui semble chargée de souvenirs et de non-dits. Très vite, l’enquête dépasse le simple jeu littéraire : pourquoi Peter Pan voue-t-il une haine si féroce au capitaine Crochet ? Et si la réponse à cette question permettait aussi de faire éclater une vérité humaine, intime, tragique ?
J’ai trouvé ce second opus plus grave que le précédent, avec une atmosphère plus oppressante, plus marquée. Les enjeux s’épaississent, les blessures du passé remontent à la surface, et derrière l’humour toujours présent se cache une vraie mélancolie. Clémentine Beauvais jongle avec une aisance folle entre le rire et les frissons, le loufoque et le poignant. Sa plume reste un pur régal : vive, malicieuse, d’une intelligence rare, et capable de nous cueillir par l’émotion quand on s’y attend le moins.
On retrouve avec un immense plaisir la joyeuse troupe — Édith, Minuit-Pile, Bas-de-Casse — plus attachante que jamais, et l’univers s’étoffe, notamment dans sa temporalité, laissant entrevoir des mystères encore non résolus. Et puis il faut le dire : l’objet livre est superbe, avec ses allures de classique ancien et ses illustrations soignées, ce qui ajoute encore au charme de la lecture.
Classée en jeunesse, cette saga dépasse largement les frontières de l’âge. Elle s’adresse à tous les amoureux des livres, des enquêtes, et des histoires qui savent parler à l’enfant comme à l’adulte. Personnellement, je suis totalement accro. Vivement la suite, parce que je frapperai volontiers à la porte de Pierre Bayard pour une troisième aventure.


