Roman

Les Sept Sœurs – 8. Atlas : L’histoire de Pa Salt de Lucinda Riley

Les Sept Sœurs
8. Atlas : L’histoire de Pa Salt

titre original :Atlas: The Story of Pa Salt 
Autrice : Lucinda Riley et Harry Whittaker

trad. de l’Irlandais par Marie-Axelle de la Rochefoucauld
lu par Marie Bouvier et Philippe Spiteri

765 p.
Charleston, 2023
23h
Audiolib, 2023


résumé 1928, Paris. Un jeune garçon est découvert, presque mort, au détour d’une ruelle. Doux et talentueux, il devient bien vite un membre à part entière de la famille qui l’a recueilli et découvre à son côté l’amour et la musique au conservatoire de Paris. Mais dans une Europe en proie aux heures sombres de son histoire, il sait qu’il devra fuir un jour, porté par une ancienne promesse. 2008, sur la mer Égée. Alors que les sept sœurs sont réunies pour la première fois à bord du Titan pour un dernier hommage à Pa Salt, elles découvrent que le père qu’elles aimaient tant leur a dissimulé une grande partie de son passé et que les secrets qu’il a emportés avec lui pourraient bien changer leur avenir à jamais. À travers les océans et les continents, l’histoire de Pa Salt, faite d’amours et de drames, est l’inoubliable conclusion de la saga phénomène dont elle révèle le plus grand secret !
cequejenaipensé Je referme Atlas – L’histoire de Pa Salt avec ce drôle de sentiment, un mélange de plénitude et de manque. Celui qu’on ressent quand une aventure au long cours s’achève, quand des personnages qui ont accompagné tant d’heures de lecture (ou d’écoute dans mon cas!) quittent doucement notre quotidien. Ce soir, je me sens un peu orpheline. Orpheline de Pa Salt. Orpheline des sept sœurs. Orpheline de Lucinda Riley.

Ce huitième et dernier tome vient poser le point final d’une saga que j’ai aimée profondément. Une fresque immense, ambitieuse, romanesque, qui traverse les continents, les époques et les destins. Une saga qui marque, qui laisse une empreinte durable, et dont on sait, à peine terminée, qu’on aura envie d’y revenir un jour… pour tout recommencer.

Dans Atlas, deux temporalités s’entrelacent.
1928, Paris. Un enfant est retrouvé presque mort dans une ruelle. De cette survie fragile naît une destinée hors du commun, faite de musique, d’amour, de promesses et de fuites, dans une Europe qui s’assombrit peu à peu.
2008, sur la mer Égée. Les sept sœurs sont enfin réunies à bord du Titan pour rendre hommage à leur père adoptif. Et c’est là, au cœur de ce huis clos chargé d’émotions, que les derniers secrets de Pa Salt commencent à se dévoiler… des secrets capables de bouleverser tout ce qu’elles croyaient savoir de leur histoire.

Ce roman est une quête. Une quête d’identité, de vérité, de sens. Une plongée vertigineuse dans l’Histoire récente, dans ses zones d’ombre comme dans ses éclats de lumière. On voyage, on tremble, on aime, on perd. Et surtout, on assemble les pièces d’un puzzle patiemment construit depuis le tout premier tome.

J’avais, comme beaucoup, imaginé une partie du pourquoi et du comment. Certaines intuitions se sont révélées justes. Mais Lucinda Riley – et Harry Whittaker à qui elle a confié la lourde mission de conclure cette saga  – avait encore des cartes à jouer. Pas toutes. Pas comme je l’aurais pensé. Et c’est précisément ce qui rend ce final si fort.

Ce dernier tome porte une charge émotionnelle particulière. Lucinda Riley n’a pas pu achever elle-même cette série, mais elle en avait dessiné la trame, laissé des consignes, des clés. Harry Whittaker s’en empare avec respect et sensibilité. Tout n’est pas parfait, certains enchaînements paraissent parfois trop faciles, certains fils presque « too much ». Mais qu’importe. L’essentiel est ailleurs : dans le souffle romanesque, dans la cohérence d’ensemble, dans cette impression bouleversante que tout était déjà là, depuis le début.

J’ai vécu cette saga presqu’entièrement en audio (seul le tome 1 à échapper à mon écoute… pour l’instant!!), et ce dernier tome ne fait pas exception. Marie Bouvier et Philippe Spiteri prêtent leurs voix à cette conclusion avec justesse et émotion, donnant encore plus de chair aux personnages et à cette histoire déjà si incarnée. Une écoute immersive, enveloppante, qui rend la séparation encore plus difficile.

Le final est terriblement émouvant. Oui, j’avoue, j’ai versé ma petite larme. Peut-être même plus qu’une. Parce que quitter les sœurs d’Aplièse, c’est quitter une famille à laquelle on s’est attachée au fil des tomes. Parce que dire adieu à Pa Salt, c’est dire adieu à un mystère fascinant. Et parce que dire adieu à Lucinda Riley, c’est perdre une voix romanesque rare, capable de tisser des destins sur plusieurs générations avec autant de générosité.

Huit tomes. Un immense voyage. Un ensemble cohérent, puissant, inoubliable.
Et ce sentiment, une fois la dernière page tournée, que quelque chose s’est refermé… mais que tout reste vivant en nous.

Les sept sœurs vont me manquer. Lucinda Riley aussi.
Et ce soir, oui, mon cœur de lectrice est un peu en deuil.

 

Un petit mot ?