Bande dessinée

Le Loup en slip hip hip hip de Lupano

Le Loup en slip hip hip hip

Scénariste : Wilfrid Lupano

Dessin :  Mayana Itoïz, Paul Cauuet

40 p.

Dargaud, 2018

résumé La forêt est en ébullition : la course annuelle « Rapide & Furieux ! » va bientôt commencer ! Pourtant, quelqu’un ne semble pas partager cette allégresse générale. Toutes les affiches de la course sont vandalisées ! Les habitants ne comprennent pas. Car enfin, faire la course, c’est super cool, n’est-ce pas ? La compétition, la sélection, c’est génial, non ? Le loup en slip mène l’enquête, et découvre que le responsable des dégradations n’est pas la bête féroce que l’on pense.

cequejenaipensé En 2019, j’avais déjà eu un gros coup de cœur pour Le Loup en slip hip hip hip, et je pensais franchement que la magie s’émousserait à la relecture. Spoiler : pas du tout. C’est même pire. J’ai gloussé. Encore. 

Dans cette troisième aventure signée Wilfrid Lupano, Mayana Itoïz et Paul Cauuet, la forêt est en pleine effervescence : la course annuelle “Rapide & Furieux !” approche. Fanions, stands, entraînements… tout le monde est surexcité. Enfin presque. Quelqu’un s’acharne à vandaliser les affiches. Des “NUL” rageurs surgissent partout. L’ambiance festive prend un petit coup dans l’aile.

Et évidemment, qui appelle-t-on ? Le loup. Oui, celui en slip. Toujours lui. Parce qu’on le sait désormais : sous son caleçon se cache le cœur le plus tendre de la forêt.

Ce que j’aime infiniment dans cette série Le Loup en slip, c’est ce double niveau de lecture qui ne prend personne de haut. Les enfants y verront une enquête drôle et rythmée. Les adultes, eux, repéreront la petite musique sociale bien plus fine qu’elle n’en a l’air. Ici, on parle compétition, pression collective, besoin d’appartenance… et surtout, de ceux qui ne rentrent pas dans la case “hip hip hip” général.

Et le loup, fidèle à lui-même, ne juge pas. Il écoute. Il observe. Il comprend. Là où d’autres verraient un saboteur grincheux, lui décèle un malaise. Et ça, franchement, ça me touche toujours autant. Cette manière d’aborder la différence sans lourdeur, sans leçon martelée, juste avec humour et délicatesse.

Graphiquement, c’est un festival de détails savoureux. À la relecture, j’ai pris encore plus de plaisir à traîner sur les arrière-plans, à repérer les petites scènes secondaires, les mimiques, les expressions. 

Relire cet album, c’est un peu comme se replonger dans un chocolat chaud d’hiver : on connaît le goût, mais ça fait quand même un bien fou. 

Slip hip hip hip ?
Toujours. Et avec enthousiasme.

 

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