Bande dessinée

Etincelle de Pauline Berdal et Maxe L’Hermenier

Etincelle

Scénariste : Pauline Berdal

Dessin : Maxe L’Hermenier

75 p.

Jungle, 2023

résumé L’arbre millénaire, père de la forêt, se meurt…
Avant de rendre l’âme, il envoie vers d’autres cieux une petite Étincelle, son dernier espoir…
Celle-ci, aidée de Zeggura et de Goup, deux compagnons rencontrés en chemin, cherchera comment sauver la forêt en se rendant chez un vieux sage, gardien des secrets.
Mais Étincelle aussi se meurt, et c’est au fond de leur cœur que nos héros devront trouver comment la sauver…

cequejenaipensé Un vent d’aventure souffle sur Etincelle, et il transporte avec lui une petite lumière fragile… et beaucoup d’espoir.

Imaginée par Pauline Berdal et portée par les illustrations hautes en couleur de Maxe L’Hermenier, cette bande dessinée jeunesse nous entraîne au cœur d’une forêt en danger. L’arbre millénaire, gardien silencieux de cet écosystème, sent ses forces l’abandonner. Avant de s’éteindre, il confie son ultime espoir à une minuscule créature lumineuse : Étincelle.

Sur son chemin, elle croise Goup, jeune renardeau au cœur immense, qui rêve de devenir un héros comme son grand-père. Pas pour la gloire, non — mais pour aider, protéger, faire le bien autour de lui. Impossible pour lui de rester indifférent face à la détresse de cette drôle de petite fée. Malgré les doutes et les mises en garde, il choisit d’écouter son courage. L’aventure peut commencer.

Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est la douceur avec laquelle le message écologique est transmis. Le récit reste accessible, fluide, pensé pour les jeunes lecteurs, tout en touchant aussi les plus grands. On parle ici de nature, de responsabilité, d’interdépendance… mais sans lourdeur. Avec délicatesse. Avec poésie.

Les planches sont lumineuses, pleines de couleurs rondes et rassurantes. Les expressions des personnages disent parfois autant que les mots. Même les plus petits peuvent comprendre les émotions qui traversent l’histoire : la peur face au danger, la tristesse de voir la forêt souffrir, mais aussi la solidarité, l’amitié et cette conviction que chacun, même minuscule, peut faire la différence.

Goup est un personnage terriblement attachant. Son envie de bien faire, son enthousiasme un peu naïf, son courage malgré son jeune âge… tout cela le rend profondément touchant. À ses côtés, les rencontres enrichissent le voyage et rappellent que l’entraide est une force précieuse.

Bien sûr, la trame reste simple — et c’est justement ce qui fonctionne. Pour un lectorat dès 6-7 ans, le pari est réussi : sensibiliser sans effrayer, éveiller sans moraliser. Cette histoire murmure aux enfants (et aux adultes aussi) que nous faisons partie d’un tout. Que la nature n’est pas un décor, mais une famille élargie dont nous dépendons.

Une bande dessinée tendre, colorée, porteuse d’un message essentiel. Une petite flamme qui réchauffe le cœur… et qui, je l’espère, continuera de briller longtemps dans l’imaginaire des jeunes lecteurs.

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