Roman

Dans les eaux du lac interdit de Hamid Ismaïlov

couv67260617Titre : Dans les eaux du lac interdit

Titre original : The Dead lake

Auteur : Hamid Ismaïlov

trad. de l’anglais par Héloïse Esquié

125 p.

Denoël, 2015
EN LIBRAIRIE LE 20 AOÛT 2015

Résumé :

Un voyageur anonyme a pris place à bord d’un train pour un interminable voyage à travers les steppes kazakhes. Le train s’arrête dans une toute petite gare et un garçon monte à bord pour vendre des boulettes de lait caillé. Il joue Brahms au violon de manière prodigieuse, sortant les passagers de leur torpeur. Le voyageur découvre que celui qu’il avait pris pour un enfant est en fait un homme de vingt-sept ans. L’histoire de Yerzhan peut alors commencer…

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Les premiers mots

Cette histoire commença d’une manière on ne peut plus prosaïque. Je traversais les steppes immenses du Kazakstan en train. Le voyage durait déjà depuis quatre nuits.

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Ce que j’en ai pensé

Voici un récit dépaysant.

Un voyageur traverse les steppes kazakhes pour aller on ne sait où mais son périple, d’un premier abord long, fastidieux et ennuyeux, va se révéler très enrichissant.Un drôle de garçon va réveiller les wagons au son des touches de son violon. Comment un garçon si jeune (il semble à peine avoir une dizaine d’année) peut maîtriser avec tant de virtuosité un tel instrument. Le voyageur se laisse emporter… Et il va être très surpris car ce jeune garçon est en réalité un jeune homme de 27 ans! Mais comment cela est-il possible? qui est-il? pourquoi? Le voyageur va alors l’inviter à lui raconter son histoire, et Yerzhan, le jeune homme, va lui parler d’une facette tabou de son pays.
Quand j’ai commencé ma lecture, j’étais loin de m’imaginer que je partirai moi aussi en voyage au fin fond du Kazhakstan en compagnie de Yerzhan.  Hamid Ismaïlov a l’art de plonger son lecteur au cœur de son récit : il pose un décor, une ambiance, un univers. On se laisse porter par la voix et la musicalité des mots de Yerzhan. Et on découvre un pays blessé par la course à l’armement nucléaire pendant la guerre froide, une région qui souffre de ces séquelles mais qu’il ne faut pas nommer. C’est aussi l’histoire d’un jeune homme talentueux, pleins de rêve et d’espoir pour son avenir, dont la vie sera semer d’embûches pour y parvenir.
Il y a beaucoup de non-dits, de métaphores. La menace nucléaire et ses retombées ne sont jamais évoqués comme telle. Tout est en nuances, en images, en sous-entendus. Mais ce silence est puissant. Il n’y a pas besoin de mettre des mots pour saisir tout le problème.
A travers les yeux et les mots de Yerzhan on découvre une époque, une façon de vivre. Son innocence face aux avancés du monde moderne.
La plume de Hamid Ismaïlov est agréable, fluide, imagée. J’ai apprécié de découvrir un bout de ce pays et de son histoire.
Un conte moderne sombre, sobre et réaliste.
En bref…

Un conte moderne sombre, sobre et réaliste.

 
denoel

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