Titre : Journal d’un chat assassin
Titre original : Diary of a killer cat
Auteur : Anne Fine
trad. de l’anglais par Véronique Haïtse
ill. de Véronique Deiss
78 p.
********************
Les premiers mots
C’est ça, c’est ça. Allez-y, pendez-moi. J’ai tué un oiseau.
********************
Ce que j’en ai pensé
Cela faisait longtemps que je voulais lire Le Journal d’un chat assassin tout d’abord parce que c’est un classique de la littérature jeunesse et aussi parce que je voulais connaître l’histoire de ce chat qui plait tant aux enfants !
Sous forme de journal intime, Tuffy, le chat assassin, raconte sa vie auprès de sa famille d’humains. Ces derniers l’accusent d’avoir tuer des souris, des oiseaux… bref d’avoir fait son boulot de chat ! Il fait de son mieux pour leur faire plaisir, et il ne comprend pas pourquoi on lui reproche justement ses gestes d’affections!
C’est un roman bourré d’humour. Le côté « journal intime » donne une dynamique au texte et les intonations du chat donnent vie à son récit. L’auteur utilise un langage courant, familier et du coup l’enfant peut s’identifier et se projeter du point de vue du chat. Abordant le thème de l’incompréhension et de l’injustice, il fait écho aux ressentis et aux vécus de l’enfant que l’adulte ne comprend pas et qui ne se met pas à la place de l’enfant.Un enfant qui se fait gronder pour une bêtise qu’il n’a pas commise se reconnaitra forcément dans ce chat! (et je pense qu’on peut tous s’y reconnaître! combien de fois avez-vous dit « c’est pas moi! » et que l’on ne vous a pas cru!!).
Le langage employé et le rythme du récit m’ont donné envie de le lire à voix haute et ainsi de rajouter des émotions au chat. J’avais le sourire en lisant car j’imaginais bien mon ancien chat se défendre de la même façon! Il nous avait justement ramené – lui aussi – un joli petit lapin nain… mais il avait laissé peu de preuves de son forfait!
En bref…
Un court roman, drôle et efficace, qui aborde des thèmes qui parleront aux enfants.
Je l ai lu également, je ne saurais dire quand tant j étais petite. Mais je l avais haï. Il y a peut être un second degrés qui m avait échappé à l époque. Mais j avais trouvé profondément injuste et méchant la diabolisation du chat.
Oui peut-être qu’il y a trop de second degré… il faudrait que j’interroge mes jeunes lecteurs à la bibli pour savoir ce qu’ils ont ressenti.