Feel good books/Roman

Le Jour où Anita envoya tout balader de Katarina Bivald

couv21130149Le jour où Anita envoya tout balader

titre original : Livet, motorcyklar och andra omöjliga projekt

Auteur : Katarina Bivald
Trad. du suédois par Marianne Ségol-Samoy
458  p.

Belfond, 2016

résuméAnita a 38 ans et élève seule sa fille Emma qui a 18 ans et décide un beau jour de partir faire ses études loin de sa mère. Anita ressent un grand vide, elle a beaucoup de temps libre, les week-ends sont tristes. Elle se souvient de ses 18 ans et des trois vœux qu’elle avait faits : avoir une moto, avoir une maison et être indépendante. Elle est indépendante, certes, mais pour ce qui est des deux autres vœux… Elle décide de passer son permis moto, encouragée par ses deux bonnes copines… et par le physique irrésistible de Lukas, le moniteur de l’auto-école. Peu à peu, Anita va en apprendre beaucoup plus sur elle, sa fille et sa mère, tout en partageant fous-rires et soirées un peu arrosées avec ses copines.

çacommenceparMon chemin vers la folie commence ici. Je suis assise par terre dans l’entrée et je parle avec ma porte.
Il y a quelques secondes, elle s’est refermée dans un claquement. Dix-neuf ans envollés dans un bruit sourd. Puis le pling impitoyable de l’ascenseur lorsqu’il arrive à notre étage et le raclement de la valise à roulettes sur le sol.

 

cequejenaipenséVoilà un roman dont j’attendais grandement la sortie! J’avais plus qu’adoré La Bibliothèque des coeurs cabossés mais qu’en est-il de ce nouvel opus de Katarina Bivald?

Forcément quand on a aimé un roman d’un auteur, il y a toujours de l’attente pour le suivant mais aussi une appréhension. Vais-je retrouver la plume de l’auteur que j’ai t’en apprécié? Vais-je voyager? Aimer les personnages? Je suppose que vous êtes comme moi dans ces cas-là non?

Alors c’est avec ces petites craintes que j’ai ouvert ce roman. J’ai de suite fait la connaissance avec Anita, jeune femme de 38 ans. Pour la première de sa vie, elle se retrouve seule dans son appartement. Elle va devoir apprendre à vivre juste pour elle. En effet, sa fille Emma vient de quitter le foyer pour continuer ses études. Anita est fière d’elle. Elle réalise son rêve. Mais ce départ est l’occasion pour Anita de faire le point sur sa vie passée jusque là et ça l’angoisse énormément. elle se rend compte qu’elle n’a jamais réalisé ses rêves de jeunesse. Et même si elle ne regrette pas une seule seconde la naissance de sa fille, elle ne peut s’empêcher de faire un constat. Sa vie, jusqu’à présent, c’est son métier (vendeuse dans un supermarché) et sa fille. Désormais, c’est son boulot et… rien. Du vide! Du temps libre… elle va alors se botter les fesses et s’inscrire pour prendre des cours de conduite de moto! Et elle se retrouve également à la tête du comité d’organisation de la fête de sa ville. Et elle va faire des étincelles dans les deux cas.

Je pense que beaucoup de lectrices pourront se retrouver dans le portrait d’Anita au moment du départ des enfants du foyer. Personnellement, j’ai eu du mal à me mettre à sa place mais j’ai tout de même bien ressenti son désarroi et son désespoir. Ce qui m’a légèrement énervé quand même c’est les réflexions par rapport à son âge! 38 ans c’est vraiment trop vieux pour prendre des cours de conduite de moto? pour reprendre sa vie en main? réaliser ses rêves? Non je ne crois pas! Et d’ailleurs Anita le prouve par son énergie et sa détermination. Oui à 38 ans la vie n’est pas finie et on peut encore vivre et connaître le bonheur!

J’ai vraiment apprécié le personnage d’Anita. Elle est l’archétype de la personne qui pense au bien-être des autres avant le sien. Devant les autres, elle pétille, questionne, prend des nouvelles et quand elle est chez elle, elle déprime, se cache, ne s’assume pas. Mais au fil des pages, on la voit se métamorphoser, prendre de l’assurance. J’ai aimé la voir sortir de sa chrysalide et s’épanouir. Anita elle est comme tout le monde. Elle a ses doutes, ses complexes, ses envies. c’est une personne que j’aimerais connaître en vrai. D’ailleurs, j’ai eu un pincement au coeur en la quittant. J’avais envie de l’accompagner encore un bout de chemin même si l’auteur nous offfre une jolie fin où l’on sait qu’elle sera parfaitement heureuse. Et elle le mérite.

Donc vous l’aurez compris, OUI je suis retombée amoureuse de la plume de Katarina Bivald! OUI j’ai aimé son personnage principal mais pas seulement. Les protagonistes qui tournent dans la sphère d’Anita sont vraiment uniques! OUI j’ai été embarqué dans ce récit… mais par contre cette fois-ci ce ne sera pas un coup de coeur car je n’ai pas eu le côté découverte comme avec le premier. Je pense que c’est juste ça qu’il manque pour en faire un coup de coeur. Cependant, ce deuxième essai est transformé, et Katarina Bivald fait désormais partie des mes auteurs chouchous, ces auteurs qui me font tout oublier le temps d’une lecture, ces auteurs que je lis sans lire le résumé d’abord, ces auteurs qui savent écrire des romans qui font du bien tout simplement !

Côté couverture, on retrouve le charme du précédent également. Fraîche et pleines de promesse. On retrouve même ce petit chat qui n’existe toujours pas dans le roman! Mais bon il paraît que ça fait vendre un chat sur une couverture (Livres hebdo)… je ne sais pas si c’est vrai mais tant mieux si ça fait découvrir à certains ce joli roman plein de vie!

12992811_10209213650040435_505270499_nNouveau roman de Katarina Bivald : frais, pétillant, attachant! On en redemande!

4 réflexions sur “Le Jour où Anita envoya tout balader de Katarina Bivald

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