Bande dessinée

Les Petites Victoires d’Yvon Roy

Les Petites Victoires
Auteur : Yvon Roy

150 p.

rue de Sèvres, 2017

résuméConfronté comme bien des parents au choc d’un diagnostic d’autisme, le Québecois Yvon Roy retrace dans un récit sensible son combat au côté de son enfant. Il dresse de cette intense relation père-fils un portrait bouleversant.

cequejenaipensé Vivement conseillée par ma collègue, je n’ai pas longtemps hésité avant de me plonger dans cette bande dessinée d’Yvon Roy. 

Et j’ai donc découvert ce témoignage touchant, aimant d’un père qui évoque son quotidien et son combat pour son fils autiste. A la lecture de cet album, on  ne peut que penser à Ce n’est pas toi que j’attendais de Fabien Toulmé.  Les deux pères se retrouvent dans une situation similaire, un enfant rêvé, souhaité et une fois que l’enfant est là, la découverte de la différence, l’acceptation, le combat mais surtout l’amour pour leur enfant.

Yvon Roy s’inspire de sa propre vie avec son fils pour parler de l’autisme. Son personnage se nomme Marc mais cela pourrait être lui ou n’importe quel autre parent menant ce combat. Cette BD est un fragment de vie. L’amour des parents, la naissance, les premiers pas, les doutes… le couperet du diagnostic : autisme, troubles psychomoteurs, inadaptation sociale…

Il va falloir accepter, ravaler sa colère, sa peur… faire face aux difficultés administratives.  couple ne résistera pas mais l’amour pour leur fils lui est incassable. Marc va se démener pour son fils, pour l’aider à vaincre ses peurs, à s’adapter au monde, pour ne plus avoir honte du regard des autres. Il va être là pour son fils. Va mettre en place des techniques pour communiquer avec lui. Au fil des pages, on ressent cette implication, et tout l’amour qu’il s’en dégage. On ressent, et on comprend, parfois son épuisement mais il ne baisse et ne baissera jamais les bras.

Cette bande dessinée dégage vraiment un beau message d’amour, d’entraide. Le lecteur partage avec beaucoup d’empathie les émotions de Marc et de son fils Olivier. 

On retrouve toute cette sensibilité dans le trait de crayon d’Yvon Roy. L’énergie du père, la complicité qui naît entre eux. J’ai trouvé les visages expressifs et évocateurs. J’avoue qu’en ouvrant ma BD j’ai été un peu déçue de ne pas avoir de la couleur mais j’ai vite oublié cette déception une fois ma lecture commencée! Dans cette BD on rit et on sourit beaucoup malgré un sujet difficile.

 

 

 

Les articles sont regroupés chez Moka cette semaine.

23 réflexions sur “Les Petites Victoires d’Yvon Roy

  1. J’ai lu et dévoré cette BD à sa sortie, j’ai tout aimé, le dessin, la relation père/fils qui se construit au fil des pages et de la maladie, cette paternité à inventer… TOUT

  2. ça me tente bien ! Et l’autre aussi d’ailleurs, que je n’ai pas encore lu (ce n’est pas toi que j’attendais). Et que vois-je en haut à droite ? Un « Malorie Blackman » que je ne connais pas… Je note tout ça !!

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