Roman policier

Le Diptyque du temps – 2. Le Requiem des abysses de Maxime Chattam

Le Diptyque du temps
Tome 2 : Le Requiem des abysses

Auteur : Maxime Chattam

454 p.

Albin Michel, 2011

résuméPour oublier le criminel qui a terrorisé Paris lors de l’Exposition universelle de 1900 et se remettre de leurs aventures, l’écrivain Guy de Timée et Faustine, la belle catin, se sont réfugiés au château d’Elseneur dans le Vexin. Mais là, dans une ferme isolée, une famille est assassinée selon une mise en scène macabre, alors que l’ombre d’une créature étrange rode dans les champs environnants…
Guy, dans sa soif de comprendre le Mal, de le définir dans ses romans, replonge dans ses vieux démons, endossant à nouveau ce rôle de criminologue, qui le conduit peu à peu, comme un profiler avant la lettre, à dresser le portrait du monstre. Pendant ce temps, à Paris, les momies se réveillent, les médiums périssent étrangement et les rumeurs les plus folles se répandent dans les cercles occultes…

çacommencepar La lune épousait la bestialité.
Et de cette union naquit la sauvagerie.
Le voile oblique traversait la haute fenêtre et posait un suaire d’argent scintillant sur la gueule béante qui surgissait d’un mur.

cequejenaipensé Premier tome de ce diptyque du temps lu en 2011, il était temps que je me penche sur cette suite non? Je ne sais même pas comment j’ai pu le laisser aussi longtemps de côté !! Enfin bref, comme à chaque fois avec Maxime Chattam, une lecture que je n’ai pas vu défiler. Une ambiance glaçante, angoissante, envoûtante. 
On retrouve les héros du précédent tome, Guy de Timée et Faustine. Ils ont fuit pour, à la fois, se faire oublier et s’éloigner du cauchemar vécu à cause de Hubris à Paris lors de l’Exposition Universelle de 1900. On les retrouve quelques mois plus tard. Ils se sont mis au vert, chez une connaissance, dans le Vexin, dans le Nord-ouest de la France.
Malheureusement, le Mal les rattrape. Une famille entière est sauvagement assassinée dans une ferme voisine. Guy va alors éprouver le besoin de s’en mêler. il sait que ses aptitudes à décoder la psychologie des tueurs sadiques peut être utile. Bientôt d’autres crimes tout aussi sordides et glauques sont commis. Très vite, Guy a des soupçons sur le coupable.
Dans ce roman, tout va très vite. L’action, les meurtres, les intuitions, les déductions, le lecteur est soumis à l’horreur mais ne peut s’en détacher. L’angoisse est palpable, oppressante. On a besoin, comme à chaque fois, de comprendre pourquoi. Et comme à chaque fois, on s’attend au pire, à l’inimaginable. Et on est loin du compte.
Les 600 pages défilent à toute allure. On tremble, on crie, on est écœuré, on espère, on pleure. Toute une palette d’émotions fortes.
Maxime Chattam a l’art de peindre la noirceur de l’âme humaine. Il met en exergue les travers des hommes. il les pointe du doigt, les analyse. Et même si l’horreur est traitée à l’extrême, il a toujours une analyse juste, réfléchie, intelligente. Le récit, ici, se passe e 1900 mais comme il le dit si bien dans les ultimes pages les erreurs des hommes se répètent en cycle, avec une violence qui s’accentue avec le temps. Les derniers mots donnent des frissons tellement ils sont vrais. Une conclusion qui donne matière à réflexion.
en bref Un second tome très efficace. Un héros qui manquera. 
 

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