Prix Audiolib/Roman

Ma reine de Jean-Baptiste Andrea

Ma reine

Auteur : Jean-Baptiste Andrea

Lu par Guillaume Jacquemont

suivi d’un entretien de 17 min avec l’auteur.

3h48

Audiolib, 2018

L’Iconoclaste, 2017

 

PRIX FEMINA DES LYCEENS
PRIX DU PREMIER ROMAN
PRIX « ENVOYÉ PAR LA POSTE »

résumé Shell n’est pas un enfant comme les autres. Il vit seul avec ses parents dans une station-service. Après avoir manqué mettre le feu à la garrigue, ses parents décident de le placer dans un institut. Mais Shell préfère partir faire la guerre, pour leur prouver qu’il n’est plus un enfant. Il monte le chemin en Z derrière la station. Arrivé sur le plateau derrière chez lui, la guerre n’est pas là. Seuls se déploient le silence et les odeurs de maquis. Et une fille, comme un souffle, qui apparaît devant lui. Avec elle, tout s’invente et l’impossible devient vrai.


Ma reine de Jean-Baptiste Andrea (extrait, lu par Guillaume Jacquemont)

cequejenaipensé Je ne savais vraiment pas du tout à quoi m’attendre avec ce roman. Je ne connaissais pas le spitch, juste ce titre mystérieux : Ma Reine.
J’ai donc laissé à Guillaume Jacquemont, le lecteur de cette version Audiolib, me raconter l’histoire singulière de Shell et de sa reine.
Eté 1965, Provence. Shell vit au sein d’une station service avec ses parents. D’où ce surnom. Il ne va plus à l’école à cause de sa différence. il a toujours été mis à l’écart, moqué souvent, rejeté parfois. Le jeune homme décide un beau jour de prouver à ses parents qu’il n’est plus un enfant mais un homme. Il se prépare en cachette et part dans la vallée en direction de la guerre. Mais arrivé sur le plateau, pas de guerre. Rien a perte de vue. Mais il va rencontrer une jeune fille. Celle-ci perçoit sans doute sa différence et va se présenter comme étant une reine. Tous deux vont alors créer toute un univers, ils vont s’amuser et apprendre à se connaître à travers cette invention d’enfant. Tout s’invente, tout devient magie grâce à elle, qui lui parle comme à quelqu’un de normal. Jour après jour, il se retrouve pour jouer. Lui se cachant chaque nuit dans une cabane abandonnée. Un puis un jour elle ne revient pas, et il trouvera un autre guide en la personne d’un berger  solitaire…
Jean-Baptiste Andrea dans ce premier roman nous livre un conte initiatique, nous livre la candeur de l’enfance, le pouvoir de l’imagination, un cri à la liberté. J’avoue que dans les premières minutes de mon écoute, je ne savais pas du tout comment me positionner. Un drame ? un conte? Et puis je me suis vite attachée à ce petit garçon, à sa douceur, sa naïveté, son innocence. Sa différence lui donne un recul différent sur le monde qui l’entoure. Il a ses propres codes, ses propres raisonnements. Il se sent si seul que cette rencontre avec Viviane, la jeune fille, et sa façon de s’inventer à lui, il n’y voit que sincérité car il ne sait pas délier le vrai du fantasme. Alors on en veut bien sûr à Viviane de se jouer de lui ainsi. Mais cette défiance envers elle se transforme au fil du temps pour le lecteur.
Le jeu se transforme en une réelle complicité. Leur monde imaginaire prend une dimension magique. Une harmonie et une douceur unique se développent entre ces deux personnages mais aussi avec le lecteur. On craint le dénouement qui sera forcément compliqué à accepter pour Shell.
On s’attache à ce duo et on se rend compte que le jeu de Viviane et ce qu’elle cache est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait… L’auteur ici fait confiance à son lecteur pour tirer nos propres conclusions avec ce qu’il laisse apparaître entre les lignes. Il nous donne les clés en quelque sorte. Il n’a pas besoin de s’y attarder car l’histoire de Viviane n’est pas l’objet principal de son histoire.
Ce roman est une pour moi le parfait reflet de ce que les enfants imaginent dans leur jeu : un reflet de leur innocence, de leur imagination, de leur complicité. Mais aussi des déceptions de l’enfance. Ma reine est donc au final un conte initiatique, où le personnage principal rêve, expérimente et grandit au fil des pages. Et où l’auteur dénonce un monde, une époque difficile à vivre pour un enfant différent.
Guillaume Jacquemont, l’acteur prêtant sa voix au texte de Jean-Batiste Andrea, donne vie à Shell en modulant sa voix pour s’accorder à l’âge et à la personnalité du personnage principal. On a réellement l’impression d’attendre Shell nous raconter son escape, son aventure.
12992811_10209213650040435_505270499_n Un roman déroutant au premier abord, mais qui nous charme par la candeur de son héros, par la poésie du moment.

Une réflexion sur “Ma reine de Jean-Baptiste Andrea

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