Roman

La Beauté du Mal de Rebecca James

La Beauté du mal

titre original : Beautiful malice

Autrice : Rebecca James

trad. de l’anglais (Australie) par Marie-France Girod

313 p.

Pocket, 2011

résuméToutes deux cachent un inavouable secret. Quand elles le découvriront, leur amitié sera-t-elle plus forte que la vengeance ?Alice est la fille la plus populaire du lycée. Katherine, la plus effacée. Et pourtant, ce sont les meilleures amies du monde. Grâce à Alice, Katherine reprend goût à la vie après le drame qu¹elle a vécu l’année précédente : sa petite soeur adorée a été sauvagement assassinée par une bande d’ados, sous ses yeux. Katherine n’arrive pas à se le pardonner. Ce terrible secret, elle ne l¹a jamais partagé avec personne. Jusqu’à Alice. Sa soeur spirituelle à qui elle peut tout dire. Vraiment ? Car si Alice est l’amie la plus douce et la plus attentionnée, elle peut aussi se montrer terriblement dure, cassante, méchante. Au point que Katherine s¹interroge : connaît-elle Alice si bien que ça ? Sauf que douter d’Alice, c’est la rejeter. Et c’est là que les ennuis commencent…

Des zones d’ombre inquiétantes, une cruelle manipulation dans une ambiance glamour et rock n’roll, un suspense savamment dosé..

 

çacommencepar Je n’ai pas assisté aux obsèques d’Alice.
A l’époque, j’étais enceinte et folle de douleur. Mais ce n’était pas la perte d’Alice que je déplorais. A ce moment-là je la haïssait et j’étais heureuse qu’elle soit morte.

cequejenaipenséEncore un livre qui sort de ma PAL grâce à mon challenge Un mot des titres! Et pourtant, il me faisait envie… mais toujours le même problème : les journées de 24h c’est vraiment trop court pour lire tout ce qu’on a à lire !!
Le roman commence par la fin… c’est-à-dire qu’on a directement une idée de qui a survécu au drame dont il va être question dans ce roman… Mais on ne sait pas lequel ni comment.
Rebecca James découpe son récit en trois temps : le présent dans quelques chapitres, peu nombreux où on suit le personnage principal Katherine, le passé proche (5 ans auparavant) et un passé plus lointain (écrit dans une police différente).
Le cœur du roman se situe dans la partie « passé proche ». Katherine habite chez sa tante à Sydney et tente de redémarrer sa vie suite au drame qu’a vécu sa famille. Drame que l’on va découvrir assez vite et qui a encore de lourdes répercussions dans sa vie.  Katherine se lie d’amitié avec Alice. Cette fille a un caractère difficile à cerner. Elle peut être autant adorable que peste voire pire. On découvre une personne narcissique, machiavélique… perverse. Mais Katherine qui a un réel besoin de se sentir vivante, apprécie l’attention qu’Alice lui prête même si elle commence à sentir le côté malsain de cette relation surtout quand elle observe l’attitude d’Alice envers leur amie commun Robbie.
Une étape sera franchie dans cette amitié toxique quand Katherine s’ouvre à eux et leur raconte son passé.
Tout le monde n’est pas aussi terrifié que moi dans la vie. Tout le monde n’a pas été marqué au fer rouge.
Katherine est un personnage très attachant. On ressent toute sa culpabilité, son mal être mais aussi son envie d’avancer, de faire comme si tout allait bien. Cette empathie est renforcée par le fait que le roman est à la première personne du singulier, o s’implique donc d’autant plus au niveau des émotions.
Je m’abstiens de lui offrir les platitudes d’usage, de lui mentir en disant que les mots ont le pouvoir de guérir. Parce que je sais que ce n’est pas le cas. Les mots ne sont que des mots, une série de sons impuissants face à la violence de la vraie douleur, de la vraie souffrance.
Au contraire, le personnage d’Alice est détestable. J’ai ressenti régulièrement un sentiment de dégoût en sa présence. Dès le départ, j’ai ressenti ce malaise… bon il est vrai qu’on est prédisposé à ressentir ça puisque dès les premières lignes Katherine nous annonce la mort d’Alice et qu’elle en est très contente! Donc on se doute qu’il va y avoir quelque chose…
J’ai été prise dans cette lecture. Comme le dit la citation du Wall Street Journal en quatrième de couverture, La Beauté du mal est un vrai page-turner. L’écriture est efficace, dynamique, avec suffisamment de suspens pour être obligé de tourner les pages. Il y a cependant des éléments qui m’ont aiguillée très trop rapidement vers la raison du comportement d’Alice.
en bref Un thriller rythmé et assez efficace dans son genre.
Lu dans le cadre du challenge Un mot des titres

3 réflexions sur “La Beauté du Mal de Rebecca James

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