Feel good books/Roman

Bienvenue au motel des pins perdus de Katarina Bivald

Bienvenue au motel des pins perdus

titre original : En deg ska jag lämna allt det här

Autrice : Katarina Bivald
Trad. du suédois par Lucas Messmer
564p.

Belfond, 2019

résumé Il y a une minute, Henny Broek traversait la rue, maintenant elle est plantée sur le trottoir et regarde son cadavre. Elle est donc décédée dans un accident de la route et devrait rejoindre le royaume des morts. Mais elle a passé toute sa vie dans la même petite ville, elle a toujours travaillé dans le même motel décati et elle ne compte pas leur dire adieu de sitôt. Alors qu’elle regarde ses amis et ses proches réunis pour son enterrement, Henny est confrontée à un nouveau défi : les aider à retrouver leur joie de vivre, malgré leur apparente détermination à rester isolés et malheureux. Henny décide de raviver les vieilles amitiés et de réunir les anciens amants. Pendant ce temps, son cher Motel des Pins perdus reprend vie lui aussi et se peuple d’étrangers pas forcément bienvenus. Les habitants de la ville ne sont pas ravis du changement et la tension monte entre le personnel du motel, les clients et les riverains. Est-ce que Henny aide vraiment ses amis et sa ville en restant parmi eux ? Le bonheur se révèle bien vite plus compliqué qu’elle ne pensait, mais pour elle, tant qu’il y a de l’amour, il y a de l’espoir.

çacommencepar Je les imagine d’ici. D’au-dessus, comme si je flottais en l’air, si haut qu’ils ne forment que des petits points noirs à mes yeux, dans leurs costumes, leurs vestes et leurs robes noires, cheminant lentement vers l’église méthodiste de Pine Creek.

 

cequejenaipensé Trois ans! Trois ans que j’attendais le nouveau Katarina Bivald. Depuis mon coup de foudre pour son premier roman (La Bibliothèque des coeurs cabossés), j’aime retrouver sa plume et sa vision de voir le monde et les gens.

Vous ne pouvez pas imaginer ma joie quand j’ai reçu ce nouvel opus, en avant première et sans savoir qu’il allait sortir! J’étais aux anges et pressées de le découvrir. Mais comme à chaque fois, je n’ai pas pu le lire vite! Bizarrement, j’ai besoin de prendre mon temps, de savourer chaque mot des récits de Katarina Bivald. Je ressens le besoin de m’immerger dans l’ambiance, de prendre le temps de côtoyer chacun des nombreux personnages, d’appréhender la vie dans laquelle ils évoluent.

Ici, on suit Henny. Elle a toujours vécu dans une petite ville où il y a peu de passages. Elle y a grandi, vécu son premier amour, y a construit sa vie. Elle gère avec sa meilleure amie, MacKenzie, le Motel des Pins perdus. Je devrais plutôt dire « gérait ». Car au moment où le roman commence, elle vient de mourir de façon tragique. La ville, ses amis, son père sont sous le choc … et elle aussi. Car dans un premier temps elle n’assimile pas cet accident. elle qui venait de vivre un week-end magique, elle qui avait de nouveau l’espoir d’un avenir amoureux. Et puis, les questions s’accumulent : pourquoi est-elle encore là? pourquoi personne ne l’entend? est-elle coincée là pour toujours?

On la voit évoluer dans la vie de ses amis, commenter leurs actes, essayer de les faire réagir. Elle décide que quitte à être là autant tout faire pour les aider à être heureux. Mais pas évident quand on est un fantôme…

Par le biais de cette présence fantomatique, Katarina Bivald évoque le deuil, et la façon dont chacun a de l’affronter. Mais elle croque le portrait d’une ville avec des habitants peu ouvert à la différence. Une partie de la communauté ont des idées bien arrêtées sur la bienséance, la religion et l’orientation sexuelle. J’ai plus d’une fois levé les yeux au ciel face aux critiques et à la désuétude de certains comportements que j’ai du mal à comprendre. Je suis bien consciente que Katarina Bivald exagère la caricature pour ces personnages (quoi que :/ ). Elle use de l’ironie et de l’exagération pour se moquer et tourner en dérision ses idées d’une autre époque…

Dans ce roman, elle nous offre une nouvelle fois toute une panoplie de personnages aux en couleurs et on s’attache à la plupart d’entre eux. Surtout à Henny. Sur Instagram, l’autrice m’a laissé un message, espérant que j’aimerai son Henny… je confirme je l’ai adoré! Elle est attachante, et tellement altruiste même après sa mort. On comprend le respect et la tendresse que les gens avaient pour elle. C’était une jeune femme sur qui on pouvait compter, à l’écoute et généreuse. Son souvenir et sa façon d’être auront des répercussions sur la vie de ses amis et connaissances même après sa disparition.

Ce roman est drôle, émouvant, un poil extravagant. On sourit, on s’attache et on finit nous aussi par faire le deuil d’Henny. Comme tout bon roman feel good, le elcteur peut s’identifier, tirer des leçons de sa lecture pour maorcer un bien être intérieur. Et je crois que cette histoire a su faire écho en moi, une nouvelle fois. J’ai aimé l’histoire d’Henny, sa vie, sa personnalité… mais elle n’a pas réussi à détrôner La Bibliothèque des coeurs cabossés

12992811_10209213650040435_505270499_n Un nouveau roman de Katarina Bivald qui se déguste comme un bonbon. Une histoire douce, tendre et humaine associée pour une fois à une petite touche de fantastique. Une héroïne qu’on pleure et qu’on regrette nous aussi.

La couverture en Suède :

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