Scénario : Philippe Charlot
Dessin : Winoc
108 p.
Bamboo, 2018 (Grand angle)
Un jeune danseur débarque à Buenos Aires dans l’espoir de devenir l’élève du mythique maestro qui vit reclus dans son appartement jouxtant le Gran Café Tortoni. Une proie rêvée pour la Mina, en quête d’un nouveau faire-valoir qui relancerait sa carrière déclinante. Hélas, tango et innocence ne font guère bon ménage. Pour briller, un tanguero doit s’être frotté à la passion et au désespoir amoureux, à la poésie et au théâtre, au sublime comme à l’insignifiant…
Mais surtout, il doit avoir contemplé ses propres démons pour espérer tutoyer un jour les anges de la danse. Les habitués du Gran Café Tortoni ont connu tout cela et adorent en parler.
Une lecture due au hasard de ce challenge… Une bande dessinée qui m’a attiré par sa couverture vive dans un premier temps et puis le résumé était plutôt intrigant.
J’y ai découvert un récit riche. Un jeune homme débarque à Buenos Aires. Il est danseur et a envie de rencontre le maestro. Mais c’est le café d’à côté qui lui ouvre la porte et il va y faire des rencontres qui changeront tout pour son avenir.
Ils vont lui parler du Tango avec un T majuscule. En effet, le scénariste Philippe Charlot use d’un moyen scénaristique original afin de faire découvrir cet art dans son ensemble. En effet, le Tango a plusieurs facettes et pour les personnages – et ils ont sans doute raison – il faut l’appréhender par tous les angles: l’amour, le théâtre, la danse, la poésie, la littérature, la musique…
On y croise des grands noms, de Gardel à Borges. Personnellement, j’ai appris énormément de choses et j’ai lu ce récit avec beaucoup d’intérêt. Les illustrations (aquarelles) aux couleurs chaudes de Winoc nous fait voyager à travers ces différentes visions, évoluant dans le temps et l’espace, selon l’art appréhendé.
Mais cette BD n’est pas qu’un prétexte à mettre en avant un art, il retrace l’histoire d’un lieu, d’une époque. Et l’auteur y entremêle une intrigue de ce jeune danseur qui prend au final très peu la parole mais qui clôturera ce récit.
Lu dans le cadre du challenge :