Roman

Une fille comme elle de Marc Levy

Une fille comme elle

Auteur : Marc Levy

357 p.

Pocket, 2019

résumé New York, sur la 5e Avenue, s’élève un petit immeuble pas tout à fait comme les autres… Ses habitants sont très attachés à leur liftier, Deepak, chargé de faire fonctionner l’ascenseur mécanique, une véritable antiquité. Mais la vie de la joyeuse communauté se trouve chamboulée lorsque son collègue de nuit tombe dans l’escalier. Quand Sanji, le mystérieux neveu de Deepak, débarque en sauveur et endosse le costume de liftier, personne ne peut imaginer qu’il est à la tête d’une immense fortune à Bombay… Et encore moins Chloé, l’habitante du dernier étage. Entrez au N°12, Cinquième Avenue, traversez le hall, montez à bord de son antique ascenseur et demandez au liftier de vous embarquer… dans la plus délicieuse des comédies new-yorkaises !

çacommencepar Le jour où ma montre s’est arrêté
Il y a d’abord eu cette odeur, comme lors d’un feu d’artifice, et la noirceur qui revient dans la nuit quand un bouquet final s’éteint.

cequejenaipensé Un petit Marc Levy ça ne fait jamais de mal! Et celui-ci avait un résumé accrocheur !
Cet opus se déroule une bonne partie en huis-clos, au sein d’un grand immeuble new-yorkais. Sa particularité est qu’il est encore doté d’un ascenseur à l’ancienne qui demande la participation d’un liftier. Deepak en est un. Et il officie avec beaucoup de sérieux, d’abnégation, de discrétion, et d’application dans cet immeuble depuis des années.  Il approche de l’âge de la retraite mais surtout l’avenir de tels ascenseurs est menacé par l’automatisation et la modernité afin de faire des économies. Une bonne partie des occupants de l’immeuble apprécie pourtant la présence de Deepak mais malheureusement pas tous !
La quiétude et la routine de l’immeuble va cependant être chamboulé par l’accident du liftier de nuit! Il faut recruter mais ce type de personnel est monnaie rare à New York. Malheureusement, sans liftier certaines personnes de l’immeuble, notamment la jeune Chloé, se voit cloîtrer chez eux dès la fin de la journée de travail de Deepak. Ce dernier va avoir l’idée de former son neveu, Sanji, fraîchement débarquée d’Inde, pour remplacer son collègue de nuit. Sanji qui a sûrement autre chose à faire et qui n’est pas qu’un jeune désœuvré comme certains pourraient le penser accepte pourtant… car il est littéralement tomber sous le charme de Chloé et il voit une occasion de la côtoyer plus souvent et plus facilement.
– Comment avez-vous trouvé le courage de fuir l’Inde ?
– Tu formules mal ta question. C’est la peur qui fait fuir les gens. Le courage, c’est ce qui vous pousse à aller de l’avant, à embrasser une autre vie… le courage, c’est d’espérer.
Ce roman tourne donc autour de trois personnages clés : Deepak, Sanji et la jeune Chloé. On s’attache très vite à ces trois là qui ont un caractère assez différent. Je me suis très vite attachée à la personnalité de Chloé qui a vécu un drame qui l’a laissé handicapé. On ne sait pas d’emblée ce qui lui est arrivé. Ce sera le fil conducteur du roman, le drame nous sera révélé au fil de lettres de la jeune femme (mais j’ai deviné assez vite ce « comment »). J’ai aimé la détermination de ce personnage, sa façon d’accepter ce qui lui est arrivé, sa façon de voir la vie. Elle avance à son rythme et comme elle en a envie, quand on lui en laisse la possibilité.
– Vous avez un prénom ? demanda-t-elle.
– Oui.
– Enchantée, « Oui », moi c’est Chloé.
Deepak lui est quelqu’un de sérieux, d’appliqué. Il aime son métier. Il a un rêve qui est sur le point d’être brisé par l’envie de modernité d’un habitant de l’immeuble. Il est le symbole dans ce récit de ce que l’automatisation à déshumaniser la vie en société. Le coup du sort qui s’abat sur l’immeuble va provoquer un changement en lui et il va se révéler bien différent de ce qu’il semble être au départ.
Tu penses parfois au nombre de métiers qui ont disparu ? Qui se souvient de la fierté de ceux qui les exerçaient ? De ces vies laborieuses ? Tiens, les allumeurs de réverbères par exemple, ces gars ont éclairé la ville pendant des siècles. De la tombée du soir jusqu’au petit matin, ils parcouraient les rues avec leur perche, je me demande combien de kilomètres de trottoirs ils ont éclairés. Un sacré score à la fin d’une carrière. Et voilà, pfff, soufflés comme leur flamme, des poussières étiolées dans la nuit, avant d’avoir gagné leur tombe. Combien de gens savent encore qu’ils ont existé?
Sanji, quant à lui, cache bien son jeu. Il arrive d’Inde avec pour objectif de trouver des capitaux pour sa startup mais il veut aussi prouver à sa famille qu’il peut s’en sortir seul.
J’ai trouvé ce roman très vivant et les personnages intéressants. J’ai passé un réel bon moment de lectures à la découverte de ce microcosme social newyorkais. C’est frais, c’est drôle mais c’est aussi émouvant. Pas de surprise dans la narration mais une intrigue qui se tient.
Il faut accepter sa vie pour ce qu’elle est et cesser de faire semblant.
en brefC’est frais, c’est drôle mais c’est aussi émouvant.

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