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La Case 144 de Nadine Poirier et Geneviève Desprès

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La Case 144

Autrice : Nadine Poirier
Illustratrice : Geneviève Desprès
32 p.
Éditions D’Eux, 2022
Dès 5 ans

 

résumé
Lorsque la mère de Lia lui offrit une boîte de craies toutes neuves, elle entreprit de dessiner un long jeu de marelle qui serpentait sur les trottoirs. Pour ne plus s’égarer. Ses premières cases à peine achevées, elle projeta de faire le tour de la ville au complet. Mais qui est cet homme qui bloque son projet?
 

cequejenaipensé Quel belle album ! Plein de poésie, de douceur et d’humanité! 

La petite Lia s’ennuie. Et quand elle s’ennuie, elle aime partir à l’aventure pour découvrir sa ville. Mais celle-ci est grande. Et Lia se perd souvent. 
Alors quand sa maman lui offre une boîte de craie, elle a une merveilleuse idée : une marelle géante le long des trottoirs pour toujours retrouver le chemin vers chez elle !

Un deux trois, ah la case 20 devant la fleuriste!!! et la case 100 magique qui fait saliver devant les confiseries !

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Mais le temps passe, les cases s’accumulent, les craies s’amenuisent. Et il faudra qu’elle patiente pour en avoir d’autres. Mais de toute façon, elle est bloquée à la case 143. Un drôle de monsieur bloque la suite du chemin! Mais qui est celui qui ose être sur le chemin de sa marelle multicolore ?
Le monsieur est barbu. Assis sur un carton. On dirait un tapis volant! Mais oui c’est ça ce soit être un génie! A cette idée, Lia va trouver un moyen de faire des souhaits. Et la première chose est d’arriver à communiquer avec ce monsieur…

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Lia découvre avec la candeur de son jeune âge, sans préjugés, que l’homme n’a pas de maison. Et que ce bout de trottoir est chez lui. Bien sûr elle ne va le comprendre tout de suite. Une belle relation se tisse entre eux. Silencieuse d’un côté, imaginative et curieuse de l’autre. 

On assiste à la rencontre de deux mondes. Lia la petite fille choyée, protégée, qui ne manque (presque) de rien. L’homme seul, triste. Lia va peu à peu ouvrir les yeux et ouvrir son cœur. 

Une belle poésie se dégage des illustrations de cet album. Une poésie de l’innocence de l’enfance dans des dessins tendres, colorées, aux traits doux. La douceur de l’histoire. Une rencontre choc, indélébile.

La fin est rude, triste. Elle remue. Elle sert la gorge. Mais encore une fois, la petite Lia arrive à y ajouter de la couleur. Un message de l’innocence, de l’insouciance face à la dure réalité sociale. 

L’album est l’occasion de montrer une autre facette de notre société aux enfants. Non nous ne vivons pas tous dans des maisons au chaud, dans une relative sécurité. L’album apporte un message de générosité : et si on arrêtait de se regarder le nombril, et qu’on tendait la main de temps en temps ?

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