Roman

Atlantique de Marie Lacire

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Atlantique

Autrice : Marie Lacire

169 p.

Plon, 2023

résuméL’été, sur la côte Atlantique. Anne, écrivain, parisienne, se retrouve coincée avec Phil dans une maison de vacances abandonnée depuis des années, envahie par la végétation, les meubles rustiques et revêtue d’un crépi beige. « Un truc de fait divers ». La maison de sa belle-famille.
Elle veut faire table rase du passé, lui est attaché aux choses.
Sous le soleil, entre souvenirs d’enfance, coupe du laurier et tris tous azimuts, Anne se débat avec elle-même. Elle doit écrire un second roman mais n’y arrive pas, fonce sur les routes du Médoc, s’accroche à son couple et à cette maison qui n’est pas la sienne.
cequejenaipensé Naujac. Médoc.
Anne est écrivain. Elle doit écrire un second roman mais rien ne sort. Rien ne l’inspire. C’est la page blanche. L’angoisse. La colère. Et si c’était la faut de cette maison.
Elle revient alors sur sa rencontre avec Phil. Et cette première invitation a passé des vacances dans la maison de faille dans le Médoc, pas loin de l’Atlantique. Pourquoi pas ! Anne rêve de nature, de couleurs, d’embruns. Elle se projette. Elle se souvient de ses vacances à la mer en Bretagne. Arrivée sur place c’est la douche froide. Une maison triste, grise, délaissée au milieu de la forêt. Même pas de clôture. Encore moins d’hortensias.
Si Phil est heureux de retrouver ce lieu, ses odeurs, ses meubles, ses souvenirs…
Pour Anne, c’est le choc. Elle n’aime rien. Ni l’ambiance, ni le calme…
Année après année, ce sera pourtant leur lieu de vacances.
Cet été-là, elle doit écrire. Mais rien ne l’inspire dans ce lieu qu’elle trouve sinistre, chargé de souvenirs d’un autre temps. D’une autre époque.
Un dégoût fondé ou une façon de procrastiner ?
Une réelle envie de faire table rase du passé ou une façon de passer le temps?
Un été, elle fera la connaissance d’un voisin. Ecrivain à succès, elle se questionne sur l’attitude à avoir avec lui ? Jalousie, curiosité, envie…
Dans ce premier roman, Marie Lacire interroge l’écrivain en panne d’inspiration, mais aussi sur le passé qui nous ancre à un lieu, à des souvenirs.
Tout ça la crève. Ce vase clos. Ces pensées en boucle. Cette envie de sortir de là. La volonté de changer les choses. Le soir, elle est crevée , et parfois le matin, le midi, après déjeuner.
Avec Anne et Phil, on a deux personnages différents. Une qui s’épanouit dans le renouveau, l’autre qui a besoin des objets, du passé pour nourrir sa créativité. Lui n’y voit pas des vieilleries, il y voit plutôt un confort, une vie, une âme.
Elle n’a pas d’attaches sur ce genre de chose. peut-être à cause de son passé qu’elle évoque à demi mot.
Elle s’exprime haut et fort. Elle dit les choses. Elle ne déménage pas que les meubles. Mais aussi les émotions, ses pensées. Elle se livre sans fioritures, souvent avec mauvaise foi. Marie Lacire use d’une langue incisive. Des phrases courtes. Qui claque. Qui percute. Les chapitres sont courts eux aussi. Une vie à 100 à l’heure, qui a besoin d’action dans un lieu qui appelle au calme.
Comment peut-elle écrire dans une maison où tout stagne comme l’eau croupie, où chaque fois qu’elle entre, il s’abat sur elle une sensation morbide. L’angoisse que rien ne change.
Anne est une femme moderne, avec ses incertitudes et ses convictions. Le syndrome de la page blanche qui l’a touche de plein fouet cet été là la perturbe grandement. La rencontre avec ce voisin, écrivain à succès, va changer les choses dans ce petit coin du Médoc…
en bref Une écrivaine en panne d’inspiration se questionne sur sa vie, sur le sens de sa vie et sur le renouveau. Premier roman.

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