Roman

Les Sept Sœurs – 6. La Soeur du Soleil de Lucinda Riley


Les Sept Sœurs
6. La Sœur du Soleil

titre original :The Sun Sister
Autrice : Lucinda Riley

trad. de l’Irlandais par Marie-Axelle de La Rochefoucauld
lu par Melissa Berard

754 p.
Charleston, 2020
22h18
Audiolib, 2024


résumé Electra d’Aplièse a tout pour elle : mannequin le plus en vue de la planète, elle est belle, riche et célèbre. Mais derrière cette image idéale, c’est une jeune femme perdue depuis la mort de son père, Pa Salt, un milliardaire excentrique qui l’a adoptée avec ses six soeurs. Emportée dans la spirale infernale de la drogue et de l’alcool, et alors que tout son entourage craint pour elle, elle reçoit une lettre d’une inconnue qui dit être sa grand-mère…

1939. Cecily Huntley-Morgan arrive au Kenya depuis New York, à la suite d’un chagrin d’amour. Elle réside chez sa marraine, membre influent de la bonne société locale, sur les rives du somptueux lac Naivasha. Cecily va y rencontrer Bill Forsythe, un fermier connu pour ses relations avec la fière tribu massaï. Mais l’arrivée de la guerre en Europe va bouleverser leur quotidien. Jusqu’à sa rencontre avec une jeune kenyane, qui lui arrachera une promesse qui changera le cours de sa vie…

cequejenaipensé Il y a des sagas qu’on ne lit pas mais qu’on vit. Celle des Sept Sœurs fait partie de ces voyages littéraires qu’on voudrait ne jamais voir s’achever. Avec La Sœur du soleil, Lucinda Riley nous offre un sixième tome éblouissant, vibrant, profondément humain. Après avoir suivi les destins de Maia, Ally, Star, CeCe et Tiggy, vient enfin le tour d’Électra, la sœur la plus flamboyante, la plus insaisissable… et sans doute la plus blessée.
Dans les tomes précédents, elle m’intriguait : mannequin mondialement connu, star inaccessible, femme de succès mais au bord du gouffre. Derrière les projecteurs, Électra se révèle ici dans toute sa complexité — fragile, en colère, perdue, mais finalement d’une force bouleversante.
Lucinda Riley nous plonge dans sa descente aux enfers, entre drogue, solitude et désespoir, avant de nous guider, pas à pas, vers sa renaissance. Et c’est là tout la force de l’autrice : transformer la déchéance en lumière, le chaos en rédemption.
Comme toujours, le récit alterne entre présent et passé. Nous voilà transportés en 1939, aux côtés de Cecily, une jeune Américaine débarquant au Kenya pour fuir un chagrin d’amour. C’est un monde fascinant que Lucinda Riley dépeint — celui des colons, des fermiers, des terres rouges du Rift Valley, baignées de soleil et de secrets.
Cecily, par sa détermination, sa liberté d’esprit et son courage, m’a profondément émue. Elle porte en elle la force tranquille que l’on retrouve, bien des décennies plus tard, chez Électra. Ces deux femmes, séparées par le temps, se répondent avec une intensité rare. Chaque fois que la voix de Cecily s’élève, on sent poindre le souffle du destin. On pressent le lien invisible entre elle et Électra, cette promesse qui traverse les générations. C’est beau, c’est grand, c’est poignant.
Ce tome, plus encore que les précédents, explore la quête de soi. Électra n’a pas seulement à affronter ses démons, elle doit apprendre à exister sans la validation des autres, à accepter l’aide qu’elle a toujours refusée. Ce voyage vers ses origines devient un voyage vers elle-même. C’est un roman de réconciliation, d’ouverture, de guérison. Et si, dans les premiers chapitres, on peut lui en vouloir, la magie Riley opère très vite : on finit par l’aimer, profondément. Parce qu’elle se bat, parce qu’elle trébuche, parce qu’elle avance malgré tout.
En version audio, cette lecture est une immersion totale. Les voix (oui « les »… Mélissa Berard incarne à merveille les différentes femmes de ce roman, donnant l’impression d’avoir plusieurs voix au service de cette audiolecture), les ambiances, les changements d’époque rendent le récit encore plus vivant. J’ai ri, j’ai pleuré, j’ai retenu mon souffle. Lucinda Riley a ce don de nous faire passer par toutes les émotions sans jamais forcer la main.
Une fois encore, l’autrice tisse avec grâce les thèmes qui lui sont chers : la famille, les secrets, l’amour, la filiation. La Sœur du soleil met en lumière la fragilité derrière la gloire, la force dans la vulnérabilité.
Ce tome prépare la suite, celle de la sœur disparue. Et même si j’ai hâte de découvrir l’avant-dernier volume, je sens déjà poindre une immense nostalgie. Cette saga est bien plus qu’une série de romans : c’est une expérience émotionnelle, un hommage à la vie sous toutes ses formes.

12992811_10209213650040435_505270499_n Avec La Sœur du soleil, Lucinda Riley signe l’un des tomes les plus intenses et les plus émouvants de la saga. Une lecture solaire, vibrante, inoubliable. Une version audio magistrale, qui amplifie toute la richesse du récit.
Et maintenant… cap sur La sœur disparue, avec le cœur serré mais des étoiles plein les yeux.

 

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