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La Salamandre, n°293 : Loriot, le soleil est de retour

Un éclair jaune dans la canopée… et déjà plus rien. Juste un chant flûté qui flotte entre les branches, comme une énigme. Le loriot a cette façon bien à lui de se faire désirer — et c’est sans doute ce qui le rend si fascinant. L’application Merlin que j’utilise quasiment quotidiennement pour reconnaître les oiseaux de mon jardin m’a indiquée plusieurs que le loriot vivait par là mais jamais je n’ai pu le voir! Avec ce dossier, j’étais ravie d’en savoir plus sur cet oiseau si discret malgré sa couleur flamboyante!

Avec ce numéro de printemps, La Salamandre nous invite à suivre la trace de cet oiseau presque invisible, et à accepter de ne pas tout voir, tout de suite. Une invitation précieuse, à l’heure où l’on voudrait tout capturer, tout figer. L’édito donne d’ailleurs le ton : observer, oui, mais sans jamais trahir. Regarder le vivant avec respect, même derrière un objectif. Une évidence… qu’il est bon de rappeler.

Au fil des pages, le loriot se dévoile par touches, comme il le ferait dans la nature. On apprend à écouter avant de voir, à patienter, à deviner. Et puis, peu à peu, c’est tout un monde qui s’ouvre : celui des migrations lointaines, des forêts, des couleurs qui racontent bien plus qu’elles n’en ont l’air. Ce jaune éclatant devient alors un fil conducteur pour interroger notre environnement, jusque dans nos villes où certains oiseaux perdent peu à peu de leur éclat.

Mais comme toujours avec La Salamandre, le voyage ne s’arrête pas là. On passe d’un jardin partagé en pleine ville à la vie secrète d’une loutre, d’un lac qui respire au rythme des saisons à une araignée minuscule aux parades spectaculaires. Chaque article ouvre une porte différente, avec ce même fil rouge : mieux comprendre pour mieux s’émerveiller… et, peut-être, mieux protéger.

Ce que j’aime dans cette revue, c’est cette capacité à ralentir le regard. À nous rappeler que la nature ne se consomme pas, elle se rencontre. Parfois furtivement, parfois longuement, mais toujours avec attention.

En refermant ce numéro, une envie persiste : lever les yeux plus souvent. Tendre l’oreille. Accepter de ne voir qu’un éclat de jaune… et s’en contenter, déjà émerveillé.

Un très beau numéro de printemps, à lire, relire, et laisser traîner sur une table basse pour mieux y revenir. Et si cette parenthèse vous fait du bien, l’abonnement prolonge joliment l’expérience (n’hésitez pas à utiliser mon code promo !!)

 

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