SF / Fantastique

Men(t)eurs de Julie Soto

Men(t)eurs

Titre original : The Thrashers
Autrice : Julie Soto
trad. par Laurence Boischot
Lu par Audrey Botbol et Elia-Carmine Robbe

11h40
Audiolib, 2026
Editions Catelmore, 2026 (Big Bang)

résumé Certains seraient prêts à tout pour faire partie du clan.
Bienvenue chez les thrashers, la clique la plus enviée de New Helvetia High !
Julian, Lucy, Paige et l’illustre Zack Thrasher sont riches, populaires, admirés… et ils adorent ça. Jodi Dillon n’aurait jamais dû être des leurs, mais Zack est son meilleur ami depuis l’école primaire, et lui a fait intégrer le groupe.
Tout le monde aimerait être un thrasher… et tout particulièrement Emily Mills. Alors à la mort de cette dernière, les rumeurs sur le groupe se déchaînent. Le journal intime d’Emily refait surface, la police enquête, et Jodi va très vite devoir faire face à un dilemme : protéger son avenir… ou ses amis.
Et à mesure que les thrashers se mettent à recevoir des messages anonymes et à être témoins d’événements étranges, ils se retrouvent confrontés à une vérité glaçante : Emily n’en a pas fini avec eux.

cequejenaipensé Certaines histoires fonctionnent tellement bien en audio qu’on a l’impression d’écouter une série dans le noir incapable d’appuyer sur pause. C’est exactement ce que j’ai ressenti avec Men(t)eurs de Julie Soto, découvert en livre audio et porté avec beaucoup d’énergie par Audrey Botbol et Elia Carmine-Robbe. Et honnêtement, je crois que cette version audio apporte un vrai supplément d’âme au roman.

Bienvenue à New Helvetia High, royaume des apparences, des privilèges et des secrets. Les Thrashers règnent sur le lycée : beaux, riches, admirés… intouchables, en apparence. Mais lorsque Emily Mills est retrouvée morte, tout commence à vaciller. Suicide ? Harcèlement ? Manipulation ? Très vite, les langues se délient, les soupçons grandissent et l’ambiance devient aussi pesante qu’addictive.

Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est cette sensation constante de ne jamais savoir à qui faire confiance. Julie Soto joue avec les faux-semblants, les mensonges et les demi-vérités avec une efficacité redoutable. On doute de tout, tout le temps. Chaque révélation vient rebattre les cartes et je me suis laissée embarquer sans même m’en rendre compte. J’avais sans cesse envie de connaître le fin mot de l’histoire, quitte à enchaîner.

L’ambiance m’a énormément rappelé les séries adolescentes à mystères façon Pretty Little Liars, avec ce mélange de tensions, de relations toxiques, de secrets enfouis et cette petite touche presque paranormale qui plane au-dessus du récit. Une atmosphère troublante qui fonctionne particulièrement bien en audio.

Et justement, parlons-en de cette version audio : elle est excellente. Audrey Botbol et Elia Carmine-Robbe donnent énormément de relief aux personnages et aux dialogues. Les piques, les tensions, les moments de panique ou de doute prennent une dimension très vivante grâce à leur interprétation. Cela rend l’écoute extrêmement immersive, presque cinématographique par moments. Même dans les passages un peu plus lents, leur narration maintient l’attention et donne envie de continuer.

Jodi est sans doute le personnage auquel je me suis le plus attachée. Coincée entre son affection sincère pour Zack et le malaise grandissant qu’elle ressent face au groupe, elle évolue dans une zone grise intéressante. Les autres personnages restent parfois volontairement difficiles à cerner, presque insaisissables, mais cela participe aussi à cette impression d’être enfermés dans un cercle où tout le monde cache quelque chose.

Alors oui, j’ai parfois trouvé que l’intrigue prenait quelques détours et tournait légèrement en rond avant de dévoiler de nouveaux éléments. Mais la tension reste suffisamment présente pour maintenir l’intérêt, et surtout… ce final ! Je ne l’ai absolument pas vu venir. Julie Soto réussit à retourner la situation avec beaucoup d’habileté et m’a complètement eue sur les dernières révélations. 

 

en bref J’ai clôturé cette écoute avec cette sensation étrange qu’aiment provoquer les bons thrillers YA : celle d’avoir été manipulée du début à la fin… et d’en redemander.

 

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