Chère Ella
Titre original : The Last Letter
Autrice : Rebecca Yarros
trad. par Lucie Delplanque
Lu par Marie du Bled & Maxime Van Santfoort
12h56
Audiolib, 2026
Editions Le Livre de poche, 2025
Le temps d’une lettre, Beckett, soldat américain en mission au Moyen-Orient, oublie les horreurs du quotidien. Et même s’il ne la connaît qu’à travers leur correspondance, il tombe sous le charme d’Ella, la sœur de son meilleur ami. Lorsque celui-ci périt au combat, il demande à Beckett de veiller sur Ella. Car la jeune mère célibataire de deux enfants se démène depuis que sa petite fille a été diagnostiquée d’un cancer.
Fidèle aux dernières volontés de son ami, Beckett vient prêter main forte à Ella. Hanté par le poids de la culpabilité, il ne lui révèle toutefois pas qui il est. Mais plus il se rapproche d’elle, plus la vérité risque de le rattraper…
Chère Ella, Cher Beckett,
Depuis plusieurs heures, je tourne autour de cette chronique sans parvenir à trouver les mots justes. Parce qu’il y a des livres que l’on referme simplement, et puis il y a ceux qui continuent de vivre en nous longtemps après le dernier chapitre. Toi, vous, faites partie de cette seconde catégorie.
Je vous ai rencontrés au détour d’un livre audio. Une simple écoute, pensais-je. Quelques heures de compagnie. Je ne m’attendais pas à embarquer pour un voyage aussi bouleversant.
Dès les premières lettres échangées entre vous, quelque chose s’est installé. Une proximité. Une tendresse. Cette impression étrange d’assister à la naissance d’un lien rare, construit non pas sur des regards ou des gestes, mais sur des mots soigneusement déposés sur le papier.
Et quels mots.
Chaque lettre semblait porter un peu de lumière au milieu de l’obscurité. Un refuge. Une parenthèse dans des vies cabossées par les épreuves.
Puis la vie a frappé.
Fort.
Trop fort parfois.
Rebecca Yarros n’épargne ni ses personnages ni ses lecteurs. Elle nous entraîne au cœur du deuil, de la culpabilité, de la peur, de l’impuissance et de cette douleur que seuls les parents peuvent imaginer lorsqu’un enfant tombe malade.
J’ai souffert avec toi, Ella.
J’ai admiré ta force, ton courage, cette façon de continuer à avancer alors que tout semblait vouloir te faire tomber. J’ai eu le cœur serré face à tes doutes, tes peurs et cette fatigue que tu refuses pourtant de montrer.
Et puis il y a eu Beckett.
Cet homme persuadé qu’il porte le malheur partout où il passe. Cet homme qui aime en silence, qui protège avant même d’espérer être aimé en retour. Derrière sa carapace de soldat se cache une vulnérabilité désarmante qui m’a profondément touchée.
Mais ce qui m’a peut-être le plus émue dans cette histoire, ce sont Maisie et Colt.
Trop souvent, dans les romances, les enfants restent en arrière-plan. Ici, ils sont le cœur battant du récit. Leur complicité, leur innocence, leurs peurs, leur amour inconditionnel… tout sonne juste.
J’ai souri avec eux.
J’ai pleuré pour eux.
Et parfois, j’ai dû faire une pause tant l’émotion devenait intense.
Car oui, parlons-en de ces larmes.
Je pensais être préparée.
Je ne l’étais pas.
Ce roman m’a brisé le cœur plus d’une fois. Il m’a fait espérer, trembler, retenir mon souffle. Il m’a offert des moments d’une infinie douceur avant de me rappeler brutalement que la vie ne suit pas toujours les scénarios que nous aimerions écrire.
Et cette fin…
Je ne dirai rien pour préserver la découverte de ceux qui croiseront votre route après moi. Je dirai simplement qu’elle m’a laissée en morceaux. J’ai refermé cette histoire avec les yeux humides et le cœur lourd.
Mais aussi avec la conviction d’avoir vécu quelque chose de rare.
Je ne peux pas terminer cette lettre sans évoquer la version audio qui a accompagné cette rencontre.
Marie du Bled et Maxime Van Santfoort n’ont pas simplement lu cette histoire : ils l’ont incarnée.
Leurs voix ont donné une profondeur incroyable aux émotions des personnages. Chaque hésitation, chaque douleur, chaque éclat d’espoir semblait réel. À plusieurs reprises, j’en ai eu des frissons. Leur interprétation a rendu cette expérience encore plus immersive et plus déchirante.
Alors merci.
Merci Rebecca Yarros pour cette histoire qui m’a fait passer du sourire aux sanglots.
Merci Marie du Bled et Maxime Van Santfoort pour avoir donné une voix à ces personnages que je ne suis pas prête d’oublier.
Et merci à vous, Ella, Beckett, Maisie et Colt.
Vous avez laissé une empreinte.
Une de celles qui ne s’effacent pas.
Une histoire romantique profondément humaine et bouleversante sur l’amour, la famille, le deuil, l’espoir et la résilience. Une histoire qui m’a fait pleurer comme rarement un livre l’a fait, et qui continuera longtemps de résonner en moi.
Pensez simplement à prévoir une boîte de mouchoirs avant de commencer cette lecture…
Merci à Audiolib et à Netgalley pour cette audiolecture.

