Roman "jeunes adultes"

Banksy, Marseille et moi de Elise Fontenaille

Banksy, Marseille et moi

Autrice : Elise Fontenaille
112 p.
Éditions Rouergue, 2026 (doAdo)

résumé Darwin est un dingue de Banksy. Alors quand il apprend que le célèbre artiste a créé une nouvelle oeuvre à Marseille, il décide de tout lâcher pour aller la voir. Mais ce qu’il va trouver là-bas dépasse sa passion, la ville monde, complexe, riche et un peu dingue va le faire tomber sous son charme. Le jeune homme n’a plus le choix, il va devoir s’y installer. Pris sous les ailes d’un couple de restaurateurs, qui incarne à eux seuls l’un des plus grands drames de notre époque, Darwin va découvrir la cuisine palestinienne, le désespoir des exilés et l’amour auprès d’une fille qui navigue entre deux cultures.

cequejenaipensé On pourrait croire que Banksy, Marseille et moi est un roman sur le célèbre street artiste. En réalité, Banksy n’est qu’un point de départ. Le véritable cœur de l’histoire, c’est Marseille, ses habitants et ces rencontres qui bouleversent une vie.

En apprenant qu’une nouvelle œuvre de Banksy est apparue dans la cité phocéenne, Darwin n’hésite pas une seconde : il quitte tout pour partir à sa recherche. Mais très vite, son voyage prend une tout autre direction. Accueilli par Yasmina et Yakoub, propriétaires d’un restaurant palestinien, il découvre une ville foisonnante, une histoire riche, une famille de cœur et une jeune fille qui va peu à peu changer son regard sur le monde.

J’ai beaucoup aimé la place accordée à Marseille. La ville est omniprésente et devient presque un personnage à part entière. Les balades dans les différents quartiers, les anecdotes historiques et les références culturelles donnent envie d’aller découvrir cette ville si contrastée. C’est sans doute ce que je retiendrai le plus de cette lecture.

J’ai également apprécié la délicatesse avec laquelle Élise Fontenaille aborde des sujets pourtant lourds d’actualité : l’exil, les migrations, l’identité ou encore la solidarité. Sans jamais tomber dans le pathos, elle parvient à insuffler beaucoup d’humanité et une vraie note d’espoir.

En revanche, je suis restée un peu plus en retrait face au récit. La narration adopte un rythme très contemplatif et une construction volontairement répétitive qui accompagne les déambulations de Darwin. Si cette douceur participe à l’atmosphère du roman, elle ne m’a pas totalement embarquée et j’ai parfois eu le sentiment de rester spectatrice plutôt qu’actrice de l’histoire.

 

 

Je referme donc ce roman avec un sentiment positif, sans véritable coup de cœur. Une lecture agréable, lumineuse et profondément humaine, qui invite autant à découvrir Marseille qu’à croire en la force des rencontres.

 

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