Quand le manteau de la nuit se déploie sur l’Atelier, c’est l’heure pour Olugio et Kieffrey de laisser leurs talents culinaires s’exprimer ! Mais pour enchanter les papilles, il ne suffit pas de savoir marier les goûts… Il s’agit aussi d’exécuter savamment les sortilèges nécessaires pour extraire la chair délicieuse des pommes de terre à coquille, capturer les curieuses méduses-parapluies ou encore sublimer les saveurs acidulées des citrons arc-en-ciel ! Or, les deux chefs de l’Atelier ont fort à faire pour initier leurs apprenties à cet art ancestral qui n’a plus de secret pour eux… ou presque !
Retrouver l’univers de la magie sous un angle aussi gourmand, voilà une proposition qui avait de quoi éveiller ma curiosité ! Avec ce premier tome de La Cuisine des Sorciers, Kamome Shirahama nous invite à découvrir une autre facette de son univers, celle des fourneaux. Et autant dire que dans cet Atelier, la cuisine est loin d’être une activité ordinaire !Quand la nuit tombe, Kieffrey et Olugio troquent leurs occupations habituelles contre leurs ustensiles de cuisine. Au menu : des pommes de terre à coquille, des méduses-parapluies, des citrons arc-en-ciel et bien d’autres ingrédients fantastiques. Ici, préparer un repas demande autant de talent culinaire que de maîtrise de la magie. Il faut connaître les bons mélanges, trouver les justes proportions et, surtout, savoir utiliser les sortilèges appropriés ! Ce premier tome m’a permis de découvrir l’univers de l’Atelier des sorciers et quelques-uns de ses personnages. Je ne savais pas, en commençant ma lecture, qu’il s’agissait d’un spin-off de L’Atelier des Sorciers. Une série que je ne connais pas encore et que je ne sais pas si je lirai un jour. Cela ne m’a toutefois pas empêchée de profiter de cette petite escapade culinaire.
Chaque chapitre nous propose une nouvelle recette, accompagnée d’une petite histoire qui met en scène Kieffrey, Olugio et les apprenties sorcières. Les situations sont variées : préparer un pique-nique à la dernière minute, réussir à faire manger des légumes à une apprentie un peu récalcitrante ou encore trouver de quoi soigner un rhume… La cuisine devient alors un formidable terrain de jeu, mais aussi un prétexte pour partager de jolis moments. J’ai particulièrement apprécié cette ambiance douce et bienveillante. On y trouve complicité, entraide et partage. Chacun apporte sa petite contribution, apprend des autres et cherche à faire plaisir à ceux qui l’entourent. La magie apporte évidemment son petit supplément de fantaisie, tandis que les recettes nous réservent quelques associations pour le moins surprenantes !
Et bonne nouvelle pour les gourmands : les recettes sont présentées à la fin des chapitres. Bon, il faudra tout de même faire preuve d’un peu d’imagination pour remplacer les ingrédients magiques et les ustensiles introuvables dans notre monde, mais l’idée est amusante. Les illustrations des préparations donnent d’ailleurs sacrément envie de passer à table !
Côté dessin, Hiromi Satô nous plonge dans cet univers avec des planches agréables et expressives. Les personnages sont attachants et les scènes de cuisine particulièrement plaisantes à découvrir. La Cuisine des Sorciers est donc une lecture légère, gourmande et réconfortante, qui mise davantage sur les petits plaisirs du quotidien que sur les grandes aventures. Ici, pas de batailles épiques ni de péripéties extraordinaires : les défis se jouent aux fourneaux, dans le choix des ingrédients et la réussite des recettes.
Un manga qui devrait particulièrement séduire les lecteurs déjà conquis par l’univers de L’Atelier des Sorciers, mais aussi les amateurs de cuisine, de magie et de tranches de vie. Pour ma part, j’ai passé un agréable moment dans cette cuisine pas tout à fait comme les autres. Une petite parenthèse enchantée qui donne envie de sortir les marmites !
Alors, prêts à enfiler votre tablier de sorcier ?
