Titre : Là où naissent les nuages
Auteur : Annelise Heurtier
199 p.
Résumé :
Les Premiers mots
Je détestais ça.
Je détestais que l’on me regarde comme ça.
********************
Mon avis
Amélia est une jeune ado. Elle est complexée par ses formes, a peu d’amis et se réfugie dans la nourriture. Ses parents sont peu présents et elle manque de reconnaissance. Elle a l’impression qu’ils auraient aimé avoir une autre fille, différente.
Un jour, sa mère reçoit un courrier d’une association humanitaire de Mongolie qu’elle a autrefois aidé. Aussitôt, son père décide qu’ils partiront ensemble aider cette association cet été. Mais, des concours de circonstances, vont faire qu’Amélia va finalement partir seule. Elle qui aime son confort, ses paquets de biscuits, va se retrouver livrée à elle-même (ou presque). Ce voyage va changer sa vision du monde, sa façon d’être, va lever un voile sur le passé de sa famille.
En Mongolie, elle va rencontrer les humanitaires qui œuvrent sur place depuis des années pour aider les enfants victimes de violence, pauvres ou abandonnés. Elle va aussi se rendre compte de la réalité dans un pays comme celui-ci, loin de la vie parisienne. Amélia, en un mois, va prendre confiance en elle, se révéler.
Amélia est une jeune fille fragile au premier abord. Sa solitude et son mal-être font qu’on ressent une certaine empathie pour elle. On comprend ses sentiments, sa façon de voir et de ressentir sa vie. Et petit à petit, lors de ce voyage en Mongolie, elle va s’épanouir, prendre confiance en elle, ouvrir les yeux sur ce qui est réellement important dans la vie. Et on ne peut que s’attacher à elle et approuver son comportement. Ce court roman c’est l’histoire d’un épanouissement, d’une chenille qui sort de sa chrysalide. Au final, on passe trop peu de temps avec cette jeune fille car on aurait envie de savoir ce qu’il va advenir d’elle, si elle va retourner en Mongolie… Je la voie bien continuer sa vie dans ce domaine car c’est quelqu’un de sensible et plein de générosité.
Et je tiens à noter également le beau travail de maquette de ce livre : la couverture représente tout à fait la dualité de deux mondes qui vivent à la même époque.
ça a l’air bien beau! Je le note.
note note! hihi