Roman jeunesse

Les Cerfs-volants d’Agnès de Lestrade

Les Cerfs-volants

Auteure : Agnès de Lestrade
36 p.

Bulles de savon, 2017

résuméEn Inde, Aman, un petit garçon de 8 ans, et son copain Bup, trient les déchets dans une immense décharge à ciel ouvert, dans le but de récupérer du cuivre et de le revendre. Aman vit seul avec sa mère et Aja, sa petite sœur aveugle, mais drôle et fantasque. S’il travaille dur, c’est pour pouvoir payer l’opération qui lui redonnera la vue. Un jour, il a l’idée de fabriquer des cerfs-volants à partir de sacs en plastique, et c’est le début d’une belle histoire.
 

çacommenceparIci, ça sent pas bon. Ça sent pas bon mes habits, mes cheveux et même le ciel qui a l’odeur de la fumée, du plastique et des pneus avec du feu dedans. Ici, le soleil, on le voit presque jamais. On voit seulement des nuages noirs qui recouvrent tout notre chez-nous.

cequejenaipensé Aman, 8 ans, vit dans un bidonville au cœur de l’Inde. Afin de pouvoir faire soigner sa sœur aveugle, il fouille dans la décharge afin de trouver du cuivre et le revendre. Il économise pièce après pièce. Et réfléchit sans cesse à un moyen de se faire de l’argent plus vite. Mais son quotidien ne lui offre guère de possibilité. Il travaille dur et son seul petit moment de répit est quand il rend visite à mémé Didi et qu’il va faire ses courses. Un jour, il va avoir l’idée de transformer un de ses milliers de sacs plastiques jonchant cette décharge et son bidonville en un cerf-volant. Mémé Didi lui en commandera un et ce sera le début d’une grande aventure pour lui.
Dans ce très très court roman, Agnès de Lestrade raconte avec un regard plein de tendresse le quotidien d’un enfant du Tiers-Monde, et démontre que même dans le plus grand dénuement, il y a de l’espoir et de moments de joie. Surtout à travers le regard d’un enfant. C’est en cela que je trouve ce petit récit fort intéressant. Ainsi, le jeune lecteur pourra ainsi prendre conscience de sa qualité de vie par rapport à d’autre, tout en prenant conscience qu’avec peu de moyen et avec un peu de créativité et de confiance en soi on arrive à faire des choses. 
L’écriture est assez agréable à lire. L’auteure s’est glissée dans la peau de ce jeune garçon. On a donc un langage très oral, avec des erreurs syntaxiques volontaires, pour coller au jeune personnage. C’est bien un enfant qui nous parle et qui nous raconte sa vie.
Les Cerfs-volants fait partie d’une série. Les deux précédents romans, Le Ciel d’Homère et Sans papiers, évoquent respectivement l’amitié intergénérationnelle et les migrants. Chacun se lit indépendamment.
en bref  Ça se lit vite, c’est intéressant et d’actualité, il délivre un joli message. J’adhère!

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