Roman policier

Pas un mot de Brad Parks

Pas un mot
titre original : Say nothing

Auteur : Brad Parks

trad. de l’anglais (États-Unis) par Samuel Todd

504 p.

Mazarine, 2017

résumé Le juge Scott Sampson s’apprête à aller chercher ses enfants à l’école. Et à plonger en plein cauchemar. Il reçoit un message anodin de sa femme adorée, Alison : elle ira récupérer les jumeaux pour les emmener chez le médecin. Alison rentre à la maison. Seule. Elle n’a jamais envoyé ce texto. Le téléphone sonne. Les enfants ont été enlevés. Les ravisseurs n’exigent pas de rançon, mais des verdicts sur commande : si le juge n’obéit pas à leurs demandes, les petits le payeront très cher. Et évidemment : « Pas un mot ! » C’est le début d’un calvaire où chantage, mensonge et paranoïa feront vivre l’enfer à ces parents prêts à tout pour récupérer leurs enfants, quels que soient les dangers, les sacrifices et les compromissions.

çacommencepar La première fois qu’ils se manifestèrent, ce fût si anodin, que je n’y vis qu’un infime contretemps dans le tohu-bohu de l’existence et n’y prêtai guère attention.

cequejenaipensé Pas un mot.

Le juge Scott Sampson rentre chez lui sans ses enfants. Sa femme, Alison, lui a dit qu’aujourd’hui elle s’en occupait exceptionnellement.

Pas un mot.

Mais elle rentre seule. Elle n’a jamais envoyé ce texto.

Pas un mot.

Quelqu’un les contacte. Leurs jumeaux sont avec eux. Scott doit leur obéir sinon… Et surtout Pas un mot.

Dès les premières pages le ton et tout l’enjeu du roman sont posés. Scott qui travaille pour la justice connaît les rouages du système. Mais sa famille passe avant son métier. Alors il décide de garder le silence pour récupérer au plus vite ses enfants. Qui se cache derrière cet odieux chantage? qui a kidnappé ses enfants? Pourquoi? Dans quel but?
Et même s’il essaie de déterminer qui est la tête pensante, il est prêt à tout pour ses enfants. Tout l’enjeu de ce roman tourne autour de cette question : jusqu’où peut-on aller par amour?

J’ai aimé la façon dont l’auteur nous plonge directement dans le récit. Brad Parks ne perd pas de temps en description et en présentation des protagonistes. Car tout au long des 500 pages du récit, le lecteur a de quoi se mettre sous la dent afin de déterminer la personnalité de chacun. C’est également une bonne méthode pour que le lecteur puisse émettre ses propres hypothèses au fur et à mesure de sa lecture. J’ai apprécié également que ce soit le rôle du père qui soit mis en avant. Car dans les récits de kidnapping d’enfants, c’est le plus souvent le rôle des mères qui est mis en avant, des mères qui ne lâchent rien. Ici d’avoir choisi le père n’est pas anodin puisque cet enlèvement est lié à son rôle de juge. On ressent son amour et sa détermination. On sent qu’il ne veut à aucun moment perdre espoir même si le temps passe. Il tente d’accélérer autant les choses que possible mais l’épreuve est un calvaire pour lui. Et comme personne ne doit être au courant, le couple doit garder un semblant d’habitude envers leur entourage. J’ai éprouvé beaucoup de compassion pour Scott. Son caractère, ses réflexions (et débats intérieurs) et ses sentiments pour sa famille démontrent que c’est un homme bon, attachant, à qui on aimerait faire confiance. Lui, par contre, avec cette affaire, ne sait plus à qui se fier et devient parano… et je dois avouer que sa paranoïa est un poil contagieuse! –‘

L’auteur mêle avec beaucoup d’intelligence l’intrigue policière, l’envers du décors des relations justice/politique, et les relations familiales. L’histoire se révèle beaucoup plus complexe que du premier abord. Les différentes actions de Scott vont remuer des choses, mettre à jour des manigances. 

Malgré l’épaisseur, il ne faut pas avoir peur de ce thriller : il est écrit de façon fluide et passionné. Il est difficile de le lâcher tant on est aux côtés du héros. La chronologie des faits semblent accélérer, tant les pages se tournent facilement. Il faut faire le tri entre les différentes fausses pistes délibérément lancées par l’auteur. 

en bref Un thriller psychologique qui sait tenir en haleine et qui offre une fin… enfin je vous laisse la découvrir 😉

Et surtout n’oubliez pas :
Say nothing!
Pas un mot!
Sinon…

Un petit mot ?

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