Roman

Juste après la vague de Sandrine Collette

Juste après la vague

Autrice : Sandrine Collette

301 p.

Denoël, 2018 (Sueurs froides)

résuméSuite à l’effondrement d’un volcan dans la mer, la maison d’une famille est isolée du reste du monde, cernée par les flots. Madie et Pata, les parents, comprennent que leur salut est de quitter leur îlot dans leur barque qui ne peut contenir que huit personnes. Ils doivent choisir entre leurs enfants. Un matin, Louie, Perrine et Noé trouvent la maison vide et un mot de leurs parents.

çacommencepar Louie se pencha pour ramasser la petite chose mouillée que la mer avait poussée jusqu’à la rive et qui se tenait là, inerte, à peine agitée par l’eau, se heurtant à la terre.

 

cequejenaipensé Wow wow wow! Le nouveau roman de Sandrine Collette est éprouvant! Je l’ai lu quasiment d’une traite (il fallait bien que je dorme! Malheureusement!). 

Six jours que tout a changé. Le volcan s’est effondré. La vague est arrivée. Depuis l’eau ne cesse de monter. Aux alentours de leur maison, il n’y a plus rien. Enfin… il y a de l’eau. Rien que de l’eau à perte de vue. Cette maison isolée c’est celle de Pata et Maddie et de leurs huit enfants : Liam, Mattéo, Louie, Sidonie, Emilie, Noé, Lotte, Perrine.
Depuis 6 jours, ils attendent, s’organisent. Mais personne ne vient. Et l’eau continue inexorablement sa montée. Alors les parents décident de partir. C’est le temps des choix. Impossible mais pourtant.

Maddie et Pata partent le matin, en silence en laissant trois enfants derrière eux. Louie, Perrine et Noé. Le nain, la borgne et l’éclopé. C’est un déchirement pour les deux parties.

La première partie est consacré aux trois enfants. Ils se réveillent seuls. Hébétés dans un premier temps, ils réagissent vite. Il faut s’organiser jusqu’à ce que les parents reviennent. parce que oui ils vont revenir. Ce n’est pas possible autrement. Louie, Perrine et Noé sont jeunes mais très débrouillards. Ils ont eu l’habitude d’observer les plus grands. Le temps passe, l’eau monte, la réalité les rattrape. Il va falloir quitter leur maison, leur île. Mais comment? Ils n’ont pas de barque, pratiquement plus de vivres.

Dans la seconde partie, on assiste au périple dangereux des parents et des autres enfants. La douleur de la mère, le déchirement du père, les questions des plus jeunes. Les dangers de la mer, les tempêtes. Il faut trouver une terre le plus vite possible.

Ce récit en deux temps permet pour le lecteur de cerner l’ampleur de la situation. Ce monde post-apocalyptique est incertain. Terrifiant. On ressent de la colère et de la peur pour ces trois enfants abandonnés à leur sort. On s’attache à eux et on espère un dénouement positif. Mais on tremble beaucoup! Et puis, la situation s’inverse. On est dans la barque avec le reste de la famille. Et on est face à leurs émotions, à leur déchirement. A un choix qui les marquera jusqu’à la fin de leurs jours. Mais avait-il un autre choix à faire? Qu’aurait-on fait à leur place? 
Sandrine Collette met en avant dans ce roman la force du lien familial face à l’adversité. J’ai lu ce roman comme en apnée. Le suspense, l’angoisse prend à la gorge. Mais ce n’est pas seulement. Il y a aussi ces personnages. Cette famille unique, attachante. Ces enfants, en particulier Louie, Perrine et Noé. Mis à part pour leur différence, leur handicap. Et pourtant ce seront les plus solides. J’ai cru en eux. ensemble ils sont forts. Ils sont solidaire et c’est pour ça qu’ils avancent coûte que coûte.

L’écriture de Sandrine Collette est puissante, éprouvante pour les nerfs et terriblement addictive. Elle sait planter un décor unique. Une ambiance glauque, inquiétante. Un avenir plus qu’incertain. Et elle donne vie à des personnages singuliers, forts et elle les laisse évoluer dans ce monde où la nature a repris ses droits.

en bref Un roman fort. Une lecture éprouvante. Un récit qui donne des sueurs froides! A lire!

 

5 réflexions sur “Juste après la vague de Sandrine Collette

  1. Je n’ai lu qu’un roman de cet auteur. Son univers était terriblement angoissant et j’ai l’impression que c’est également le cas ici.

  2. Pingback: C’est lundi, que lisez-vous? #333# |

  3. Pingback: Bilan Février 2018 |

Un petit mot ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s