Roman "jeunes adultes"

Le Château des brumes de Kerstin Gier

Le Château des brumes

Titre original : Wolkenschloss

Autrice : Kerstin Gier
trad. de l’allemand par Nelly Lemaire
375 p.

Milan, 2018

résumé Un hôtel somptueux, caché dans les nuages. Des intrigues à tous les étages. Et au milieu de tout cela, Fanny, une jeune stagiaire de 17 ans. Comme le reste du personnel, elle a fort à faire pour offrir aux clients un séjour exceptionnel en cette fin d’année. Elle est loin de se douter qu’elle va bientôt se retrouver au beau milieu d’une aventure périlleuse. Elle est loin de se douter qu’elle risque non seulement de perdre son emploi, mais aussi son cœur.

 

çacommencepar J’étais donc assise là, dans la neige, complètement épuisée, tandis que les sons de violons nous parvenaient depuis la salle de bal.

cequejenaipensé Voilà une lecture qui m’a un peu déroutée… Pourquoi? Parce qu’ayant lu rouge Rubis de Kerstin Gier je m’attendais à lire du fantastique (j’avais bien lu la quatrième de couverture mais le mystère plané!), et ce n’est donc pas du tout le cas (quoiqu’une petite touche s’immisce ça et là). Nous sommes lus dans un roman avec un mystère à résoudre. L’autre raison qui a un peu perturbée ma lecture : les deux premières pages qui introduisent le personnage principal dans une situation périlleuse (et catastrophique), situation qui se passera plutôt en fin de récit. Autant j’aime d’habitude cette mise en situation, ici cela m’a donné trop d’attente par rapport à cette situation, et j’ai trouvé long jusqu’à ce que cette situation se mette en place dans la chronologie de l’intrigue.
J’aimais tout particulièrement le mois de septembre ici, dans les montagnes. La lumière était incroyablement douce, une sorte de film doré recouvrait le vert des alpages, les sapins et les fougères, et le château des Brumes se montrait plus somptueux que jamais.
Mise à part ça, j’ai quand même passé un bon moment de lectures. Kerstin Gier écrit de façon fluide et sait poser un décor et une ambiance. Je me suis retrouvée sans peine plonger dans le décor de cet hôtel unique, luxueux malgré son déclin. Les patrons, des frères, tiennent leur affaire d’une manière ferme et espéraient que le fils de l’un d’eux, Ben, reprenne le flambeau. Malheureusement, l’économie fait que cela risque d’être compliqué.
Fanny, elle, a décidé de laisser tomber les études et de se lancer dans la vie active. Et la voici donc stagiaire dans ce majestueux hôtel. Elle a dix-sept ans, est novice mais débrouillarde et vive d’esprit. Elle est observatrice ce qui peut être utile dans la carrière qu’elle débute. La vie n’est pas très facile pour les employés. Ils doivent être corvéables et sont logés dans des chambres vétustes et très mal chauffées. Et étant la petite dernière elle fait l’objet de moqueries… Mais Fanny se contente de cette situation et positive chaque moment.
– Je vais maintenant te dire pourquoi tu es une si mauvaise garde d’enfants : tu n’as aucune autorité naturelle. Les enfants sentent ce genre de chose.
– Et moi, je vais te dire pourquoi tu n’as pas d’amis : tu n’as aucune gentillesse naturelle.
Le début du roman est donc assez calme. Kerstin Gier prend son temps… pour présenter les différents personnages, pour présenter les caractéristiques du lieux (et tous ses passages secrets). Elle met en place les pièces de son huis-clos. On se croirait presque dans un roman d’Agatha Christie… Les personnages, les lieux, un crime sous-jacent (je ne vous en dirais pas plus pour vous laisser le plaisir de la découverte!).
La bibliothèque était l’une des plus belles pièces de l’hôtel. Il y avait là des étagères pleines de livres jusqu’au plafond, des niches capitonnées de cuir devant les fenêtres, un ancien poêle en faïence avec une banquette, des tables d’appoint chargées de livres illustrés et une échelle à roulettes pour bibliothèque murale de sept mètres de long sur quatre mètres de haut. Avec ça, même épousseter devenait un plaisir.
Si j’avais été une cliente, j’y aurais passé toute la journée.
L’autrice a une écriture très visuelle. J’ai eu ainsi l’impression d’être au cœur des lieux. Il y a beaucoup de cachotteries, de secrets. Fanny observe, émet des suppositions qui deviennent un peu les nôtres car le roman est écrit à la première personne du singulier. Les légendes du lieu (des fantômes dans les murs), la personnalité des clients (riches, célèbres, incognito…), les rumeurs (il y aurait des enlèvements d’enfants dans de nombreux hôtels depuis quelques années… et autres). Tout ça nourrit l’imagination fertile de notre Fanny, de Ben et de Tristan, un client de l’hôtel. Mais même si ce sont les trois principaux que nous aimons suivre, les autres personnages sont tout aussi importants (j’ai adoré le diablotin Don!). Ils sont nombreux, mais ils apportent chacun quelque chose pour nourrir l’intrigue et dénouer celle-ci à la fin.
12992811_10209213650040435_505270499_n Au final, malgré certains passages traînant en longueur, je me suis laissée prendre par l’énergie des personnages, par l’ambiance de l’hôtel et par cette intrigue qui s’emboîtent peu à peu.

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