Feel good books/Roman

L’Art de se prendre les murs de Guilhem Méric

L’Art de se prendre les murs

une nouvelle vision de Peter Pan

Auteur : Guilhem Méric

271 p.

Pygmalion, 2018 (Il était une fois)

résumé À peine né, Charlie Gabian est déjà une farce ambulante. Personne, dans sa grande famille sétoise, ne se résout d’ailleurs à y croire. Un garçon, aujourd’hui, le 1er avril? Allons donc! Eh bien si. Les yeux écarquillés, il découvre le monde, ses formes et ses couleurs, tous ces gens qui se pressent autour de lui pour le tatouer de bisous baveux.
Lorsqu’on naît huitième merveille du monde, il n’est pas aisé de grandir. Alors, tout en croisant quelques fées clochettes et capitaines Crochet, notre Peter réincarné va se battre pour trouver son Pays Imaginaire..

çacommencepar – Poussez, madame ! Poussez plus fort ou il risque d’étouffer!
La voix de la sage-femme, nerveuse, insistante. Les cris suraigus de douleur de ma mère en train de me mettre au monde, pour le meilleur et pour le pire.

 

cequejenaipensé Je découvre avec ce titre une collection de réécriture de contes que je vois beaucoup passer sur les blogs ces derniers temps (Chaussures à son pied de Marianne Lévy, Loup y es-tu? d’Angele Behelle,…). Comme vous l’aurez certainement deviné d’après la couverture, ici il s’agit d’une nouvelle vision de la légende de Peter Pan. 

On fait donc la connaissance de Charlie. Il nous raconte par le menu sa vie à commencer par sa naissance qui se présente comme une blague : le 1er avril (point commun avec l’auteur d’ailleurs, et il y en aura d’autres au gré du texte). Il nous raconte ses déboires, ses rêves, ses déceptions, ses amours, ses échecs…

Charlie est un enfant qui a toujours eu énormément d’animation. Il se racontait énormément d’histoires, s’inventait des personnages, vivait des tas d’aventures. Puis il a découvert le dessin et son imagination s’en est nourri. Puis ce fut autour de la musique : Renaud, Goldman, Mickael Jackson… C’est décidé il sera musicien. Et puis,…

On dit souvent qu’un artiste se construit autour d’une blessure. D’un vide qu’il essaie de combler toute sa vie. Du bout de sa plume, de son pinceau, de tout son corps ou de sa voix, il raconte toujours une seule et même histoire: celle de l’enfant blessé, délaissé, écorché. C’est sa façon à lui de dresser des murailles.

Charlie devient un homme toujours aussi passionné par ce qu’il fait, par ce qu’il rêve. Il connaîtra pourtant un tas de déconvenue. Il sera souvent déçu mais il reste fidèle à lui-même. Il rebondit et rêve encore et encore. Tel Peter Pan il a dû mal à grandir, à avancer. Et pourtant ses expériences (heureuses et malheureuses) vont le nourrir à leurs façons.
Charlie est un personnage très attachant. On l’apprécie et on souffre pour lui souvent, à chaque étape difficile dans sa vie. Mais même si j’ai apprécié le voir essayer de vivre ses rêves, j’avais parfois envie de lui dire que même en essayant de les vivre, on peut aussi agir en adulte , de le secouer un peu.
Au fil des pages, on le voit donc grandir à son rythme, tel Peter Pan, un enfant devenant adulte mais gardant toujours en lui ses ambitions.

Mais la vie n’est pas foutue comme ça. Elle t’oblige sans cesse à te remettre en question, à te battre contre les autres, contre toi-même, contre tout ce qui voudrait t’enfouir dans la tombe. Elle te montre les dents, te griffe, te charcute le coeur jusqu’à ce que tu apprennes une bonne fois pour toutes à relever la tête. A tordre le cou à tes peurs. A ces milles choses dans lesquelles tu t’englues et qui t’empêchent d’avancer. De grandir.
Le mot est lâché.

J’ai bien aimé l’écriture de Guilhem Méric, qui s’essaie ici à un genre différent de ce que j’ai pu voir d’après sa bibliographie. Il est plus adepte de l’écriture de fantasy. Il sait rendre son personnage humain et attachant, agaçant et apaisant à la fois. L’auteur a une écriture fluide et qui permet de dévorer ce roman en trait peu de temps. 

12992811_10209213650040435_505270499_nUne très jolie découverte !

 

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