Quelques battements de cœur
titre original : Grace is Gone
Autrice : Emily Elgar
trad. de l’anglais par Marie Kempf
375 p.
Belfond, 2020 (Le Cercle)
Megan Nichols vient d’être retrouvée chez elle, assassinée. Pire encore, sa fille Grace, 17 ans, disparu. Le petite ville d’Ashford est en émoi : qui pouvait en vouloir à cette mère et sa fille, si unies face à l’adversité ?
Jon Katrin, journaliste pour la presse locale, connaît bien cette famille. Il leur a consacré un article il y a quelques années, donnant notamment la parole à Simon, l’ex-mari de Megan.
Avec l’aide de Cara, la voisine et meilleure amie de Grace, Jon se sent le devoir de tout faire pour retrouver la jeune fille.
Quels secret cachait Megan, la si parfaite mère courage ?
N’est-il pas trop tard pour Grace ?
J’appuie avec insistance sur la sonnette du numéro 52 de la Woodgreen Avenue, même si ce n’est sûrement pas très poli. La sonnerie se fait pressante, mais tant pis : je veux qu’elles sachent que je n’ai pas de temps à perdre. Comme tous les lundis, je fais le service du déjeuner au Ship et il faut que j’y sois dans une demi-heure.
Une présence dans la nuit, le précédent roman d’Emily Elgar, est un roman qui m’avait énormément plu dans sa construction, dans le suspens bien amené par la jeune autrice dont c’était le premier livre. J’étais donc curieuse si ce plaisir allait être renouvelé. Cette fois-ci, elle s’est inspiré d’un fait divers qui a fait beaucoup parler, jaser mais dont je me souvenais que vaguement. et heureusement. Je vous conseille de ne pas aller chercher plus en détail avant de lire le roman sinon ça risque de gâcher votre lecture!La leçon, c’est qu’il faut te méfier de ce que tu ne peux pas voir, parce que ce qui se cache sous la surface pourrait être pire, bien pire, que tu ne l’aurais jamais imaginé.
Je me rends soudain compte qu’aucune des personnes présentes ne savaient vraiment qui était Grace. On se comporte tous comme si c’était le cas, bien sûr, mais est-ce que certains d’entre nous la comprenaient réellement ? Ou est-ce qu’on aimait juste penser qu’on connaissait la fille dans le fauteuil roulant ? On n’avait aucune envie de penser à la complexité de son existence, de voir autre chose en elle que la gentille petite malade, toujours souriante. Grâce à elle, on se sentait mieux par rapport à nos propres situations.
Un récit captivant et glaçant de bout en bout !
Et bien tu réussis vraiment à nous appâter !
Chouette! C’est fait pour 😉 Je pense que l’univers d’Emily Elgar vaut le détour 😉
Pingback: Concours 11 ans : les éditions Belfond | Les Lectures d'Azilis