Roman

Sous un grand ciel bleu d’Anna McPartlin

couv55725146Sous un grand ciel bleu

Titre original : Below the Big Blue Sky
Autrice : Anna McPartlin
trad. de l’anglais par Valérie Le Plouhinec
554 p.
Pocket, 2022

Rabbit Hayes est morte, laissant derrière elle une famille brisée par le chagrin.
Désespérée, sa mère Molly se questionne sur sa foi tandis que son père Jack s’enferme dans le grenier durant des heures pour se perdre dans ses journaux intimes. Et peut-être son passé.
C’est à Davey, son frère, qu’on confie la garde de Juliet, douze ans, que Rabbit élevait seule.
Mais comment aider Juliet à surmonter son chagrin quand lui-même parvient à peine à faire face au sien?
Il faudra du temps et beaucoup de courage aux Hayes pour réinventer leur vie ensemble. Mais le souvenir radieux de Rabbit et l’amour inconditionnel qui relie chaque membre de cette famille peu conventionnelle sauront leur faire traverser cette épreuve.
Il y aura des sourires qui transperceront la tragédie et beaucoup, beaucoup de fantaisie pour que chacun profite pleinement de cette vie, comme Rabbit l’aurait voulu.
 
cequejenaipensé J’ai un souvenir très fort de ma lecture des Derniers jours de Rabbit Hayes. Une lecture très émouvante et épouvante.Une lecture, belle, drôle et bouleversant à la fois. Rabbit Hayes – pour ceux qui n’ont pas lu le premier – était une jeune femme atteinte d’un cancer. Dans le premier tome, nous vivons les derniers jours à ses côtés. Partageant douleurs, tristesses et souvenirs avec sa famille et ses amies. Sa famille est très fusionnelle et démonstrative.
On les retrouve ici au moment où Rabbit Hayes pousse son dernier souffle. Le deuil commence pour sa sœur, son frère, ses parents, sa meilleure amie et sa fille. Une période compliquée. Comme nous les avions accompagnés lors derniers jours de Rabbit, nous les accompagnions dans les premiers jours puis semaines et années sans elle. Comme vivre sans elle, qui éclairer leurs vies. Elle qui était si importante pour chacun d’eux. Un pilier. Un caractère aussi. Mais une mère, une sœur, une amie, une tante et une fille si aimée.
– Comment vous sentez-vous, Molly ?
– Comme si j’étais en train de mourir de l’intérieur, avec l’envie de tout éteindre et que le monde s’arrête. Il va trop vite, vous comprenez ?
– Vous avez le droit d’être déprimée.
– Non.
– Vous avez perdu votre fille.
Nous les accompagnons dans les différentes étapes du deuil : choc, déni, colère, dépression, résignation, acceptation, reconstruction… L’autrice, Anna McPartlin, donne la parole à chacun d’entre eux. Chacun vivant ce deuil à sa façon, à son rythme. Chacun ne comprenant pas vraiment les autres. Mais ce deuil ne va pas être le seul combat à mener. Ils vont devoir aussi affronter les épreuves de la vie, apprendre à vivre autrement. Et ça ne sera pas de tout repos pour eux… la famille résistera-t-elle à cette perte ?
J’ai aimé la façon dont l’autrice aborde cette thématique. Difficile de faire du léger, d’amener un peu d’humour. Mais elle a des personnages et une famille qui s’y prête. Chacun ayant un caractère bien tranché. Ils sont tous brisés par le chagrin et ils l’expriment chacun à sa façon. L’autrice montrant ainsi qu’il n’y a pas une mais plusieurs façons de vivre un tel traumatisme. Et qu’il n’y en a pas une qui est meilleure qu’une autre.
Une chose étant sûre : Rabbit est toujours là. Elle les accompagne.
Si le premier tome a été prouvant… il en a été de même pour celui-ci. Dès les premières pages, l’émotion étaient de nouveau au rendez-vous. Les larmes ont coulé à nouveau. Les mots de l’autrice sont emprunts de sincérité qu’ils ont raisonné en moi. J’avais l’impression d’être au chevet de Rabbit, puis à celui des différents membres de la famille.
Alors maintenant j’aimerais te dire merci, Rabbit, d’avoir été mon univers, d’avoir gardé la lumière allumée, d’avoir poussé et tiré et combattu l’inconnu. Merci d’avoir été honnête et vrai et de t’être disputée avec nous tous jusqu’à la fin, et j’espère que tu es contente dans ton foutu panier.
J’avais un peu peur d’ouvrir ce roman. J’avais tellement aimé le premier que j’avais peur que celui-ci soit de trop. Qu’il gâche le premier. De ne pas ressentir les mêmes émotions.
Et au final, cela fait du bien de les retrouver après. De savoir et d’être avec eux pour vivre ce « après ». Les émotions sont revenues comme si c’était la veille que je les avais quittés. J’ai aimé les retrouver. J’ai aimé en savoir plus sur chacun d’eux. J’ai aimé les voir évoluer sans Rabbit.
Et une nouvelle fois, ce fut émouvant de tourner la dernière page. De leur dire encore une fois au revoir. Même si celui-ci finit plus léger que le premier.
Ces deux romans auront, je pense, toujours une place importante dans mon cœur de lectrice.

 

Une suite toute aussi riche en émotion. Difficile de quitter une nouvelle fois la famille Hayes.
 
coup de coeur
 

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