Bande dessinée

Brume – 2. La Forêt des âmes perdues de Jérôme Pélissier et Carine Hinder

Brume
2. La Forêt des âmes perdues

Scénariste : Jérôme Pélissier
Illustratrice : Carine Hinder

Glénat, 2024

résumé Après avoir terrassé le dragon, Brume apprend qu’elle est en possession du grimoire de Naïa, la puissante sorcière qui veillait jadis sur son village et qui a disparu depuis de longues années. La fillette est bien décidée à dissiper le mystère qui entoure cette disparition ! Toujours accompagnée de son fidèle assistant, le petit cochon Hubert, et d’Hugo son meilleur ami, Brume entreprend la plus dangereuse des quêtes : trouver l’antre de Naïa ! La bâtisse se situerait au plus profond de la forêt des âmes perdues, or selon la légende, quiconque pénètre dans ces bois hantés se perd pour l’éternité… Nos aventuriers vont rapidement se retrouver en très mauvaise posture car dans les profondeurs de la forêt, là où le soleil ne brille jamais, une créature terrible rôde… Brume va-t-elle réussir à s’approcher de Naia et à rassembler par la même occasion les morceaux de sa propre histoire ? Perdus, nos trois amis sortiront ils indemnes de leur expédition ?

cequejenaipensé Après le charme et la mise en place du premier tome, je dois dire que j’attendais cette suite avec une vraie curiosité… et je n’ai pas été déçue (même si j’ia mis du temps à continuer la saga!!) !

Dans ce deuxième volume de Brume, Caroline Hinder et Jérôme Pélissier nous embarquent dans une aventure beaucoup plus dense, presque plus sombre par moments, tout en conservant ce mélange irrésistible d’humour et de tendresse qui fait le sel de la série.

On retrouve notre trio improbable – Brume, Hugo et surtout Hubert (oui, toujours lui, clairement la star !!) – lancé cette fois dans une véritable quête : percer le mystère autour de Naïa. Et dès qu’ils mettent un pied dans la forêt des âmes perdues… l’ambiance change. C’est plus mystérieux, plus inquiétant, mais jamais vraiment angoissant grâce au ton toujours espiègle et au décalage constant entre ce que vivent les personnages et la manière dont c’est raconté.

Ce que j’aime toujours autant, c’est ce regard un peu “à côté” porté sur l’aventure, notamment grâce à Hubert. Son rôle de narrateur fonctionne à merveille : il apporte un humour discret mais constant, souvent dans les détails ou les réactions en arrière-plan. Franchement, je crois que je pourrais relire certaines scènes juste pour lui.

Brume, de son côté, est fidèle à elle-même : fonceuse, un brin inconsciente, mais tellement attachante dans sa façon de croire dur comme fer à ce qu’elle fait. Elle a ce mélange de maladresse et de détermination qui la rend à la fois drôle et touchante. Et Hugo… eh bien, il mérite une médaille pour sa patience !

Visuellement, c’est toujours un petit bonheur. Les couleurs m’ont particulièrement marquée dans ce tome : plus nuancées, parfois plus sombres, elles renforcent l’atmosphère de la forêt tout en gardant ce côté doux et presque “conte illustré”. Il y a un vrai soin dans les expressions, les petits détails… on sent que chaque case est pensée pour raconter quelque chose en plus du texte.

Et puis, il y a ce côté frustrant… dans le bon sens ! L’histoire avance, les mystères s’épaississent, mais on referme l’album avec plein de questions et une seule envie : lire la suite immédiatement.

Un tome 2 qui confirme tout le bien que je pensais de la série. Plus d’aventure, plus de mystère, toujours autant d’humour et de mignonitude… et Hubert au sommet de sa gloire 🐷

 

 

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