Monsieur Anatole a invité mademoiselle Blanche au goûter mais il ne parvient pas à faire sa recette. « C’est pourtant très simple ! dit le cochon qui vient l’aider : pour un gâteau qui épate, mets-y quelques patates ! » Le lapin ajoute : « Pour ne pas faire de la crotte, ajoute deux, trois carottes. » Et chacun d’apporter tour à tour son ingrédient fétiche. Avec un résultat pour le moins surprenant!
Il suffit d’un coup d’œil pour reconnaître un album de Christian Voltz. Ses personnages bricolés à partir d’objets de récupération, de fil de fer, de boulons et de morceaux de bois possèdent un charme fou et donnent à chaque page une personnalité unique. Avec Un gâteau au goûter, l’auteur-illustrateur nous régale une nouvelle fois.Monsieur Anatole s’est lancé un défi : préparer un délicieux gâteau pour accueillir Mademoiselle Blanche. Mais malgré tous ses efforts, la recette tourne à la catastrophe. Heureusement, les amis ne tardent pas à défiler, chacun avec le précieux conseil hérité de sa grand-mère… et son ingrédient miracle. Des pommes de terre, des carottes, du maïs… Le gâteau prend rapidement une tournure aussi improbable qu’irrésistiblement drôle ! Construit sur un principe de répétition, l’album fonctionne à merveille auprès des plus jeunes. Les enfants anticipent les arrivées des nouveaux personnages, reprennent avec plaisir les petites formules et s’amusent à deviner quel ingrédient viendra encore bouleverser la recette. C’est vivant, rythmé et particulièrement réjouissant à lire à voix haute.
Comme toujours avec Christian Voltz, les illustrations sont un véritable spectacle. Chaque personnage est composé d’objets détournés avec une inventivité incroyable. On prend autant de plaisir à suivre l’histoire qu’à observer les mille petits détails qui peuplent les pages. Et puis il y a cette chute, délicieusement inattendue, qui vient couronner cette recette complètement farfelue avec beaucoup d’humour.
Un album gourmand, drôle et malicieux qui fait rire autant les enfants que les adultes. Une lecture idéale dès 3 ans, à partager sans modération… mais attention, elle risque bien de donner envie d’inventer ses propres recettes !

