Roman jeunesse

Le Phénomène Philomène d’Emmanuelle Cosso

Le Phénomène Philomène

Auteure : Emmanuelle Cosso

Ill. par Nathanaël Ferdinand

249 p.

Sarbacane, 2017 (Pépix)

résumé Anatole et l’école, c’est une longue suite de rendez-vous manqués. Il faut dire qu’avec sa dégaine d’ado balourd et sa tignasse de cheveux qui lui tombent devant les yeux, il n’a pas l’étoffe d un héros. Du moins, à première vue. Car en regardant mieux, on pourrait s apercevoir qu il a un sourire craquant… et aussi un don : celui de voir les fantômes.
Le fantôme de Philomène, une jeune fille morte en 1870, dans l accident de la filature qui se tenait à la place du collège.
Repérer un fantôme, c’250 pages en est déjà pas banal. Mais quand ce fantôme vous apprend qu un grave danger menace la vie de tous les élèves et que vous seul pouvez les sauver, ce rendez-vous-là, pas question de le rater !

çacommencepar Vlan ! Anatole s’est pris la porte en pleine figure… Il chancelle, manque de tomber, mais finit par récupérer son équilibre. Elle a claqué devant lui juste après que la prof de français a crié « le dernier ferme la porte merci! ». L’avant-dernier, va savoir qui c’était, a pensé qu’il était le dernier. Mauvais calcul. Pourtant, ce n’est pas difficile : le dernier, c’est toujours Anatole.

cequejenaipensé Nouveau coup de coeur pour moi dans la collection Pépix de Sarbacane!! ❤

Emmanuelle Cosso nous présente un jeune garçon, Anatole, que personne ne remarque jamais. Comme s’il était transparent, comme s’il n’existait pas. Au collège, il est dans sa bulle, n’a pas d’ami, se fait le plus discret possible pour éviter les railleries de ces camarades. Il se cache derrière sa tignasse. Ce qu’il ne sait pas c’est qu’il y a quelqu’un qui l’a remarqué dans sa classe. Quelqu’un qui aimerait être son ami… voire plus. Ce quelqu’un c’est le narrateur, ou plutôt la narratrice de cette histoire. Elle s’appelle Juliette. Elle l’observe souvent à la dérobée. C’est elle qui va nous raconter l’aventure d’Anatole avec ce qu’elle a observé et ce qu’il a pu lui raconter.

Anatole découvre que la nouvelle élève de la classe s’est installée à côté de lui en classe. Entre stupeur et timidité, il lui adresse à peine la parole. Mais voilà qu’elle l’aide quand on le questionne. Et bizarrement elle a l’air encore plus transparente que lui pour les camarades de sa classe. Mais cette jeune fille, Philomène, n’est pas une élève comme les autres et il va assez vite s’en rendre compte (et vu son côté un peu balourd c’est assez exceptionnel!!). Philomène est un fantôme et elle était élève dans ce bâtiment en 1870. Et oh! elle n’est pas seule! Elle va le guider dans les dédales des étages et l’emmener dans une salle où une institutrice-fantôme fait cours à des élèves-fantômes… fantômes qui ne le voit pas lui!! Philomène et lui vont très vite bien s’entendre et elle va lui raconter son histoire et lui demander de l’aide. Anatole va alors sans nul doute vivre la plus palpitante aventure de sa vie. Et il va par la même occasion découvrir qu’il n’est pas aussi seul qu’il pouvait le croire et qu’il peut même être quelqu’un d’héroïque!

Emmanuelle Cosso a su croquer un personnage principal vraiment attachant, personnage dans lequel pourra se projeter bon nombre de lecteur un peu mal dans leur peau, un peu à l’écart. On le voit s’épanouir au fil des pages. Il se réveille, prend conscience qu’il peut être quelqu’un, qu’il peut venir en aide aux autres. D’habitude dans cette collection, c’est le personnage principal qui s’adresse à son lecteur, qui lui donne des conseils. Ici, comme je vous disais plus haut c’est une personne qui au départ est en dehors de l’action. J’ai aimé découvrir Anatole par son regard, un regard attendrissant et attentionné. L’autre personnage phare du roman c’est bien entendu Philomène. Elle est tout le contraire d’Anatole, aussi énergique et pétillante que lui est transparent et tout en retenu. Mais son dynamisme est communicative. Si bien qu’Anatole et le lecteur, à la découverte de son histoire, s’attachera à elle et à ses petits camarades d’infortune. Nathanaël Ferdinand, l’illustrateur, va donner toute sa dimension à la personnalité des divers protagonistes.

Que ce soit dans les mots ou dans les illustrations, il y a énormément d’humour et d’émotions dans cette histoire. Le récit est à la fois doux, drôle et émouvant. Un superbe mélange! J’ai dévoré les 250 pages en à peine une heure. Le récit est original, l’histoire de la petite Philomène est assez dure mais reflète la réalité d’une époque qu’il peut être intéressant d’évoquer avec les enfants.

 

en bref A lire pour passer un merveilleux moment de lecture. Un mix réussi entre humour, aventure, fantastique et histoire! Coup de coeur!!

Je remercie Emmanuelle Cosso pour le petit mot qu’elle a laissé à mon attention dans mon exemplaire envoyé par les éditions Sarbacane. J’ai été très touchée! Merci merci beaucoup!!

 

Une réflexion sur “Le Phénomène Philomène d’Emmanuelle Cosso

  1. Pingback: Bilan Juin 2017 |

Un petit mot ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s