Roman policier

Mère toxique d’Alexandra Burt

Mère  toxique

Titre original : The Good Daughter

Auteure : Alexandra Burt
trad. de l’anglais (États-Unis) par Perrine Chambon
461 p.
Denoël, 2018 (Sueurs froides)

résuméDe son enfance, Dahlia se souvient surtout de nuits dans des hôtels miteux et d’un quotidien chaotique à sillonner les routes du pays, au côté d’une mère complètement déjantée. Devenue adulte, Dahlia cherche désespérément à prendre le contre-pied de cette vie, mais son enfance clandestine et le mystère qui entoure sa naissance l’empêchent d’aller de l’avant. La jeune femme décide de se rendre auprès de sa mère à Aurora, petite ville poisseuse au beau milieu du Texas. Elle plonge alors dans le passé d’une femme au bord de la folie. Après une découverte macabre dans une ferme voisine, Dahlia comprend que certains secrets devraient rester enterrés à tout jamais…

çacommenceparElles s’arrêtèrent une fois pour passer la nuit à Albuquerque. Comme le nom de cette ville intriguait la fille, elle le chercha dans l’encyclopédie qu’elle transportait avec elle. C’était son bien le plus précieux.
cequejenaipensé J’avais beaucoup aimé le précédent livre de l’autrice, Little Girl Gone, roman qui tenait ses promesses de suspenses et de rebondissements! J’avais donc hâte d’ouvrir ce nouvel opus !
Secrets de famille, passé obscure, fuite, fausse identité, quête d’identité, découverte macabre… Bref, un bon programme !
J’ai donc fait la connaissance de Dahlia qui est de retour à Aurora, auprès de sa mère. Elle est surtout là pour mettre au clair son passé. Elle sait au plus profond d’elle que sa mère lui cache la vérité, que Dahlia n’est peut-être même pas son véritable nom. Mais sa mère n’est pas une personne très stable psychologiquement parlant. Alors qu’elle sort courir elle découvre une jeune femme inconsciente. De peur, elle s’enfuit, tombe et se cogne la tête. La jeune femme est toujours en vie et on découvre qu’elle a été victime d’une agression. Dahlia quant à elle ressent le besoin d’en savoir plus sur cette « Jane Doe ». Et elle se met à avoir des sortes de vision. Que se passe-t-il ? Est-ce par rapport à l’inconnue ? Par rapport à son passé ?
L’autrice, Alexandra Burt, se met alors à jongler entre les voix, entre passé et présent. Elle nous livre à sa façon la réalité, à nous d’assembler les éléments, d’éclairer le présent de Dahlia. J’ai trouvé que ce choix de construction narrative était tout à fait judicieux. On découvre les facettes des différentes de l’intrigue et on se demande quelle tournure tout cela va prendre, mais surtout pendant une bonne moitié de l’histoire on se demande quel lien – ou plutôt quelle va être la forme de ce lien – entre le récit sur Quinn et celui de Dahlia…
Dans ce roman, l’autrice aborde les thèmes des relations confictuelles entre mère et fille, des secrets de famille et des mensonges… Tout ça au coeur d’un décor angoissant, un poil étouffant. On a l’impression d’un huis clos, d’une folie latente. L’écriture d’Alexandra Burt est facinante et elle interpelle. Un rythme en deux temps qui permet à la fois de découvrir la folie du personnage de Quinn et un rythme beaucoup plus lent autour de l’introspection de Dahlia.  
12992811_10209213650040435_505270499_n Secrets et mensonges au menu de ce roman noir. Les criquets sur la couverture? Il faudra le lire pour en savoir toute la signification 😉

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