Légendes d’Alagaësia – 1. La Fourchette, la Sorcière et le Dragon
Titre original : Tales from Alagaësia, book 1: The Fork, the Witch, and the Worm
Auteur : Christopher Paolini
trad. de l’anglais (Etats-Unis) par Marie-Hélène Delval
314 p.
Bayard, 2019
Cela fait un an que l’Empire est tombé. Un an que le tyran Galbatorix a disparu.
Après la victoire, Eragon a quitté l’Alagaësia en quête du lieu parfait pour entraîner la nouvelle génération de dragons à naître et leurs futurs dragonniers. Aujourd’hui, ses nouvelles responsabilités ne lui laissent aucun répit. Construire un nouveau refuge pour protéger les oeufs des dragons, abriter les précieux EldunarÌ, répondre aux demandes des différents peuples, gérer les querelles entre les Urgals belliqueux et les Elfes hautains… Le dragonnier ne connaît pas de repos. Trois histoires vont pourtant le distraire et lui permettre d’envisager l’avenir sous un nouvel angle.
Il y a quelques semaines, je me replongeais avec délectation dans l’univers de Christopher Paolini en relisant le premier tome de la saga de l’Héritage. Sept ans que la saga avait tourné sa dernière page… mais finalement, il faut croire que ça ne manquait pas qu’au fan puisque l’auteur nous offre avec ce premier tome d’une nouvelle série, Légendes d’Alagaësia, le plaisir de retrouver son univers et ses personnages. Et on a en plus la chance d’avoir un très belle ouvrage entre les mains : un beau livre cartonné à la tranche doré, avec des illustrations de l’auteur lui-même. Et on nous propose même un résumé des précédentes aventures pour nous raffraîchir la mémoire!Restaurer la race des dragons, conduire les Dragonniers et protéger les Eldunari, telle était sa responsabilité. Il l’acceptait et la prenait avec grand sérieux. Et pourtant… Eragon n’avait jamais envisagé de passer sa vie à ça. Rester assis devant une table de travail à étudier des chiffres et des documents jusqu’à en avoir la vue brouillée. Aussi stressante qu’eût été la lutte contre l’Empire et Galbatorix – et il ne désirait pour rien au monde revivre quoi que ce fût de semblable – il l’avait trouvée excitante…
– C’est une cicatrice… impressionnante, commenta-t-il.
Elle lui jeta un regard embarrassé :
– Comment ça ? Elle est moche et je la déteste.
Quand Tornac reprit la parole, un léger sourire relevait le coin de ses lèvres :
– Une cicatrice signifie que tu as survécu. Que tu es forte et difficile à tuer. Que tu as choisi la vie. Une cicatrice mérite l’admiration.
Le retour de Christopher Paolini était attendu! Sept ans et il nous offre une jolie parenthèse, un prolongement de l’univers d’Eragon. Les nostalgiques trouveront leur plaisirs, et ceux qui ne connaissent pas encore Eragon auront la chance de vouloir en savoir plus et de pouvoir découvrir ses aventures (les chanceux!).