Roman "jeunes adultes"

L’Ile de Vincent Villeminot

couv64602268L’Ile

Auteur : Vincent Villeminot

456 p.

Pocket, 2021

résumé Coincés sur une île, des adolescents vont devoir apprendre à survivre dans un monde apocalyptique qui ne leur fera pas de cadeau…
Le premier jour, quand ils sont arrivés au bateau, la liaison entre l’île et le continent était coupée. Ordre du gouvernement.
Par la suite ils ont vu des fumées, au loin, sur la côte.
Le deuxième jour, ils ont enfin eu des nouvelles, et c’était plus effrayant encore.
Depuis, personne ne peut plus aborder. Personne ne peut plus s’en aller.
Et maintenant, prisonniers de leur île, Jo, Louna, Hugo, Blanche et les autres le savent : le danger vient de partout.
Du continent.
Des adultes.
De leur propre communauté.
D’eux-mêmes, surtout, la bande des six, les copains, le « crew », comme dit Simon, qui adore frimer en anglais.
cequejenaipensé Cette histoire a été écrite début 2019 lors d’une résidence d’écriture. A l’annonce du confinement, l’auteur décide de publier son roman au rythme d’un chapitre par jour. A cette époque, j’en avais évidemment entendu parlé mais je n’étais pas allée lire ces publications. Aujourd’hui, je le regrette un peu car, même s’il s’agit ici, en format papier, d’une version un peu remaniée, le récit est intrigant et captivant (un poil angoissant aussi!!). Cela a dû être une sacrée expérience de lecture dans le contexte d’un confinement.
Maintenant que les nuages et la brume de mer s’étaient dissipés, on distinguait parfaitement le continent, à quatre kilomètres de nous : le fort d’Énée, comme un récif planté à ras de l’eau, au milieu de la traversée ; la jetée de la pointe de la Fumée, et, à peine plus loin, le bourg de Fouras ; la côte qui s’étirait, largement urbanisée, perspective à perte de vue, semée presque sans discontinuer de maisons basses, hérissée çà et là d’un clocher, d’un château d’eau, et au moins aussi souvent d’une tour militaire, d’un sémaphore, puisque l’homme a sans cesse fortifié cette rade…
Mais ce ne fut pas la vue familière, ni même le calme de l’océan, couleur de boue, qui nous frappa ce matin-là. Non. Ce furent les trois fumées qui montaient depuis La Rochelle, très loin ; trois lourdes colonnes noires qui semblaient un funeste présage.
Jolan et sa bande vivent dans une petite île non loin des côtes de La Rochelle. Un jour, au loin, ils aperçoivent des colonnes de fumée. Du  jour au lendemain, les communications avec le continent sont rompues. Plus de navettes. Aucune information.
Que se passe-t-il ? A même pas 3 km ?
Sans information, la peur commence à monter. La petite communauté insulaire se questionne, tremble. Il faut s’organiser en absence d’explications. Certains décident de partir. La majorité reste, se persuadant d’être en sécurité.
Quelques informations finissent par arriver et elles sont terriblement angoissantes.
Entre normalité et incertitude, le vie est perturbée. On se méfie des gens qui viennent de loin, on commence à se méfier des uns des autres alors que tous étaient solidaires.
Heureusement, il y a la bande. Jolan observe, raconte. Il est témoin du drame qui se joue. Ou plutôt du drame qui s’est joué. Il raconte ce qu’il s’est passé, alors qu’il est blessé et caché.
Ce besoin impératif que l’autre saigne. Et cette rage, cette rage inaltérable, folle, que rien ne vient calmer sinon la mort de l’autre, je l’ai vue. Alors, j’ai su.
Les chapitres courts rythment le récit. Nous sommes au plus près des personnages, au cœur des émotions. Nous sommes dans le doute autant qu’ils le sont. On peut dire qu’il s’agit d’une lecture stressante car on ne sait pas ce qu’il se passe, on ne sait pas vers quoi Vincent Villeminot nous amène.
Dans ce roman « post apocalyptique », la violence règne et démontre jusqu’où l’humain peut aller quand il a peur.
J’imagine que les lecteurs du feuilleton ont dû être frustré de l’attente entre deux chapitres tellement la tension est grande. Heureusement, ils n’avaient à attendre qu’une seule journée !
en bref Angoissant à souhait. Grandement intrigant. Un roman qui questionne nos réactions, nos instincts primaires. 

Un petit mot ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s