Roman historique

La Cité de Larmes de Kate Mosse

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La Cité de Larmes

Titre original : The city of Tears
Autrice : Kate Mosse
trad. de l’anglais par Caroline Nicolas
711 p.
Pocket, 2022

résumé 1572. Depuis dix ans, les guerres de Religion ravagent la France. Aujourd’hui, enfin, un fragile espoir de paix renaît : Catherine de Médicis a manoeuvré dans l’ombre et le royaume s’apprête à célébrer le mariage de la future reine Margot et d’Henri, le roi protestant de Navarre.
Minou Joubert et son époux Piet quittent le Languedoc pour assister à la cérémonie. Alors que la tension est déjà à son comble dans les rues de Paris, on attente à la vie de l’amiral de Coligny. C’est le début du massacre de la Saint-Barthélemy. Précipités dans les chaos de l’Histoire, Minou et Piet sont sur le point de prendre la fuite quand ils découvrent la disparition de Marta, leur fillette de sept ans…
cequejenaipensé Depuis ma lecture de Labyrinthe pour laquelle je garde un très bon souvenir, j’avais envie de retrouver l’univers historique de Kate Mosse. C’est désormais chose faite grâce à la sélection du Grand Prix des lecteurs 2022, dont j’ai la chance de faire partie.Ce roman est la suite de La Cité de feu que je n’ai pas lu mais cela ne m’a pas posé de problème. Il y a des références, bien sûr, mais ils ne sont pas interdépendants.

Dans ce roman, Kate Mosse nous plonge au début de l’époque moderne : le roman débute en 1572. Une époque difficile alors que les guerres de religion ravagent le pays depuis une dizaine d’années. Sous la manœuvre de Catherine de Médicis, un mariage, qui pourrait apaiser les tensions religieuses, va avoir lieu entre la future reine Margot et Henri, roi protestant de Navarre.

Les hautes tours carrés de Notre-Dame se dressaient, magnifiques, dans un ciel bleu sans nuages. La rosace ouest et les fenêtres cintrées qui l’encadraient, avec leurs vitraux ancestraux, brillaient de mille feux dans la lumière matinale. Même les gargouilles semblaient animées d’une expression plus affable que d’ordinaire.

Dans cette ambiance tendue, nous suivons en particulier une famille : celle de Minou Joubert et son mari Piet. Tous deux vivent dans le Languedoc avec leurs enfants et leur famille. Ils sont heureux. Mais les tensions politiques et religieuses pèsent sur le quotidien. Invités à ce mariage historique, ils vont être pris dans le chaos du Massacre de la Saint-Barthélemy (24 août 1572). Les conflits et menaces les obligent à fuir dans la précipitation. Pourtant, ce même jour, leur fille de 7 ans Marta a disparu. Après des heures de recherche, après la découverte d’un objet lui appartenant taché de sang et avec la violence ambiante, ils quittent Paris à contre cœur, sans savoir c’est qu’est devenu leur espiègle Marta.

Un drame dans le drame.

Le couple aura du mal à se reconstruire et ils débuteront une nouvelle vie à Amsterdam.

Dix ans avaient passé. La forêt avait repris vie. De jeunes pousses vertes avaient remplacé les troncs noirs et calcinés, mouchetant d’une douce lumière les nouveaux chemins entre les arbres. Un tapis de fleurs des bois roses et jaunes s’épanouissait à leur pied au printemps. Mais si la terre ne portait plus les traces de la tragédie, c’était une autre histoire pour Minou. Elle gardait profondément en elle l’horreur de ce qu’elle avait vu, telle une esquille de verre remuant dans sa chair. Elle n’avait jamais oublié combien la Mort les avait côtoyés de près. Comment son haleine lui avait brûlé la joue.

Nous suivons les aventures de Minou et Piet sur plusieurs années. Le lecteur découvre leur histoire au cœur de l’Histoire. Les complots, les manigances, les conflits, les vie de famille bousculées, brisées, les rouages politiques et religieux…

En écrivant l’histoire par le biais de personnages nom déterminant à celle-ci, l’autrice nous permet de la vivre de l’Intérieur, de voir ses répercussions sur le peuple, qu’ils soient aisés ou non.
Mais l’autrice ne se contente pas d’une intrigue historique. Au-delà de ces conflits religieux, la famille de Minou fait l’objet d’une vengeance un homme : Vidal, ancien acolyte de son mari qui est devenu son ennemi. Il les traque, les jalouse, leur veut du mal. Pourquoi ? Il semble prêt à tout.

Kate Mosse trace cette intrigue comme une traque. On sent toujours la menace et le mystère qui entoure tout ça.

J’ai apprécié être au cœur de ces événements, croiser des personnages emblématiques de notre Histoire. J’ai aimé suivre les aventures et les tourments de Minou est Piet. L’autrice nous transforme en témoin d’une époque mais aussi de la vie de cette famille. Multipliant les points de vue, Kate Mosse nous permet d’assembler les pièces du puzzle, d’appréhender certains faits.

Désormais, écrire était aussi vital pour elle que respirer. C’était une nécessité, une responsabilité.

Je n’ai pas vu passer les 700 pages de ce roman. L’Histoire de France devient passionnante sous la plume mêlant fiction et réalité de Kate Mosse. C’est ce que j’avais déjà apprécié dans Labyrinthe. Cette période de guerres de religion n’est pas une période qui m’intéresse plus que ça : je sais ce qu’on nous en a appris à l’école. Et c’est tout. Ici (et peut-être avec l’âge aussi) j’y ai vu toute l’ampleur de ce qui se jouait, les problématiques religieuses se mêlant à celles du pouvoir et de l’économie.

Même si la lecture du premier tome ne m’a pas dérangé j’ai désormais envie de le lire pour connaître la genèse de l’histoire de ce couple si attachant.

A noter : ce roman est aussi disponible en version livre audio aux éditions Lizzie (lu par Fabienne Loriaux)

en bref Un roman historique passionnant : les 700 pages se dévorent.
Lu dans la cadre de la sélection du Grand Prix des lecteurs 20022GRANDPRIXLECTEURS

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