Roman historique/Roman jeunesse

Celui qui dessinait les dieux d’Alain Grousset

couv13611143Celui qui dessinait les Dieux

Auteur : Alain Grousset

186 p.

Scrinéo, 2019


résumé
Nous connaissons tous les peintures de la préhistoire. Mais connaissez-vous l’histoire de ceux qui les réalisaient ?
Taar a un rôle déterminant au sein de son clan : il dessine les dieux-animaux pour s’attirer leurs faveurs et assurer une chasse fructueuse. Lorsqu’il rend son dernier souffle, c’est à son apprenti, Ibbhô, de reprendre le flambeau. À son tour, il doit devenir celui-qui-dessine-les-dieux.
Mais, quand le chaman et son fils jaloux décident de monter le clan contre lui, Ibbhô est contraint de fuir… Pourchassé, il se lance alors dans une quête mystérieuse : découvrir la Grande Grotte, dernier refuge des artistes, dont Taar lui a tant parlé.
Parviendra-t-il au bout de son périple avant que ses poursuivants ne le rattrapent ?
 
 
cequejenaipensé Le thème de la préhistoire n’est pas si souvent que ça présent dans la littérature de jeunesse. Ici, l’auteur, Alain Grousset, passionné de cette période, fait découvrir aux jeunes lecteurs l’art rupestre. 
En effet, son jeune héros, Ibbhô, vit dans un clan de chasseurs. Lui est apprenti auprès de Taar. Ce vieil homme a une mission sacrée : il peint les dieux-animaux dans les grottes pour favoriser de bonnes parties de chasse qui apportera la nourriture nécessaire au clan. Ibbhô est un artiste né. Il aime observer et quad il dessine, il se laisse habiter par l’aura de l’animal pour le retranscrire au plus près de la réalité. Quand Taar décède, il est nommé à sa place. Mais le Chaman est jaloux, il briguait cette place pour son fils, même si ce dernier n’a pas été formé pour et qu’il est loin d’avoir le talent d’Ibbhô.
Malgré son adresse, les chasses ne sont plus fructueuses. On commence à le regarder d’un mauvais œil. La situation devient critique et Ibbhô est obligé de fuir. Il sera pourchasser mais il pourra compter sur un acolyte inattendu : le chien du chaman !
Plus tard dans son périple, il rencontrera une fille, elle aussi pourchassée par son clan. Elle aussi est artiste : c’est une sculptrice.
L’auteur met ainsi deux arts rupestres en avant dans son récit en y montrant tout la symbolique ainsi que les techniques utilisés. Des arts qui pourrait paraître éphémère mais qui ont su traverser les âges.
J’ai apprécié suivre la quête du trio. Ils rencontreront beaucoup de danger, mais aussi des alliés dans leur recherche de la Grande Grotte, une caverne légendaire…
Il s’apercevait que le chemin lui paraissait aussi important, voire plus important, que le but.
L’auteur use de périphrase afin de nommer les objets ou des lieux qui n’étaient certainement pas nommé comme de nos jours, mais qui sont ici suffisamment imagé pour qu’on comprenne de quoi il s’agit : le bois-qui-plie, la Grande Eau… Il y a aussi forcément des petites prises de liberté sur les faits (je suppose car je ne suis pas une experte en préhistoire)  mais cela me parait nécessaire pour que le jeune lecteur arrive à s’identifier au héros et comprenne les enjeux.
Nous vivons ici une véritable aventure, avec des héros attachants et intéressants à suivre. Ibbhô est jeune et manque d’expérience mais il livre de belles réflexions sur ce qu’il entoure et sur ce qu’il est en train de vivre.
Un roman efficace et rapide à lire !
 
En sélection pour le prix #lirejeune47, organisé par la Bibliothèque Départementale du Lot et Garonne. 
 
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