Contes/SF / Fantastique

Le Chant des ronces : Contes de minuit et autres magies sanglantes de Leigh Bardugo

Le Chant des ronces : Contes de minuit et autres magies sanglantes

 

Titre original : The Language of Thorns: Midnight Tales and Dangerous Magic

Autrice : Leigh Bardugo

ill. par Sara Kipin
trad. de l’américain par Anath Riveline
286 p.

Milan, 2018

résumé Embarquez dans un voyage vers des terres sombres et dangereuses, peuplées de villes hantées et de bois affamés, de monstres bavards et de golems en pain d’épices, où la voix d’une sirène peut invoquer une tempête mortelle, où les rivières font de terribles promesses d’amour…

Ayama et le bois aux épines
Une jeune fille est envoyée négocier l’avenir de son royaume avec un terrible monstre.

Le renard trop rusé
Un renard compense son apparence disgracieuse par une intelligence hors du commun, qui pourrait bien lui jouer des tours.

La sorcière de Duva
Dans un village frappé par un hiver perpétuel, les jeunes filles se mettent à disparaître mystérieusement.

Petite lame
Une jeune fille découvre que les souhaits de son père à son encontre et ses propres envies prennent deux directions opposées.

Le prince soldat
Une réécriture inquiétante de Casse-Noisette.

Quand l’eau chantait le feu
Deux Sild aux voix merveilleuses quittent leur royaume marin pour la terre où elles rencontrent les mystérieux Grisha.

 

cequejenaipenséJe vous avais dit l’autre jour dans ma chronique du tome 3 de Grisha que je n’en avais pas fini avec le Grishaverse de Leigh Bardugo. En effet, cette fine d’année, Milan nous a gâté avec l’édition d’un recueil de contes tirés de cet univers mais indépendant des précédentes sagas (Grisha et Six of crows).
Et ce recueil de contes est tout simplement splendide. Un beau cartonné relié, avec une couverture tissée et en relief et avec des dorures. Déjà les yeux brillent quand on le tient entre nos mains. Et puis on l’ouvre. Et le travail est tout aussi soignée à l’intérieur. On y découvre plusieurs contes (six). Chaque double page de texte est agrémentée d’une illustration de Sara Kipin (dans un dégradé de rouges et/ou de bleus) qui s’enrichit à chaque fois que l’on tourne la page. Le conte écrit, se déploie ainsi visuellement autour des mots, jusqu’à aboutir à une illustration en double page.
C’est donc déjà un très belle objet. Un beau livre qui a trouvé une place de choix dans ma bibliothèque!
Mais qu’en est-il de ces contes alors? Parce que le visuel ne fait pas tout n’est-ce pas ?
Leigh Bardugo a ici voulu développé son univers Grisha. Nul besoin de connaître déjà cette mythologie pour apprécier ses récits. Personnellement, j’ai pu m’imaginer les différents personnages déjà rencontrés auparavant en train d’écouter ses récits qui ont certainement bercé leur jeunesse. 
Nous voici dans un univers sombre, inquiétant, peuplés de créatures fantastiques, de sorcières, de magie. Des contes originaux où l’on reconnaît indéniablement la patte de Leigh Bardugo. Mais on reconnaîtra aussi certaines inspirations de nos contes classiques. Les contes ont une origine orale. Les récits sont vivants, s’adaptent à chaque époque, à chaque lieu où ils sont racontés. Ils ont été édulcorés avec le temps, s’adaptant – au moins en France – à un public jeune. Ici on retrouve les bases et la structure des contes classiques mais pour un public moins juvénile : le « il était une fois » sous-entendu, la narration au passé, un début présentant les lieux et les protagonistes, des nombreuses épreuves à affronter pour le héros, un dénouement. Ces éléments sont bien là et d’ailleurs la lecture est rythmée par ces derniers. 
Si l’amour s’exprime avec des fleurs, la vérité exige des épines.
Ces six contes sont différents mais emprunt de magie, d’une aura mystique et parfois angoissante. A chaque fois que j’en terminais je me disais c’est celui que j’ai préféré… Mais le suivant remettait en question cette certitude. Chaque situation, chaque récit, chaque personnage apporte un message différent, un intérêt. Cela fait maintenant quelques jours que j’ai fini ma lecture, et avec le recul je peux enfin dire celui que je préfère : Quand l’eau chantait le feu, un récit autour du monde marin. C’est d’ailleurs le conte le plus long, celui qui nous permet de plus nous immerger dans l’ambiance, de prendre le temps d’apprécier les personnages. 
Il fut un temps où les mers du Nord n’étaient ni aussi froides ni aussi noires, où les îles de l’archipel étaient couvertes de pins et où les biches broutaient dans les prairies, où la terre pouvait être cultivée jusqu’à Elling et au-delà.
A cette époque, les sild ne se cachaient pas sous les vagues, effrayés par les marins avides d’apercevoir leurs bras glabres et leurs queues argentées.
L’écriture de Leigh Bardugo est différente que dans ces romans, format du conte oblige. Cependant, on y retrouve bien son univers sombre, le danger toujours présent. Cette écriture qui sait nous accrochait, qui nous donne envie de tourner les pages et de ne surtout pas poser notre livre avant le dernier mot.
12992811_10209213650040435_505270499_n Six contes fantastiques, addictifs, merveilleux! Leigh Bardugo remet au goût du jour le conte et elle le fait superbement bien!

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